Le Christianisme est centré sur la croyance en Jésus-Christ, en tant que Fils unique de Dieu et qu’Il est notre Créateur, notre Sauveur et notre Rédempteur.

Crucifiction-Christ-Croix-MormonL’un des éléments centraux du Christianisme est de savoir que nous sommes dans un état perdu et déchu. Nous sommes séparés de Dieu à la fois physiquement et spirituellement. Jésus-Christ, en souffrant pour nos péchés et en donnant sa propre vie en sacrifice, a vaincu la mort physique et spirituelle. Christ était les «prémices» de la résurrection, en ce qu’Il était le premier à ressusciter d’entre les morts avec un corps ressuscité et parfait. C’est pour cette raison que nous ressusciterons tous, à un moment donné, après notre mort. Les corps ressuscités sont parfaits. Ils ne souffrent ni de la faim, ni de la fatigue, ni de la maladie ou de la mort, mais ils vivent éternellement, rayonnant de santé. Ainsi, le Christ a vaincu la mort.

Notre séparation spirituelle d’avec Dieu est causée par notre indignité de nous tenir en sa présence. Nous sommes tous imparfaits. Nous sommes des pécheurs. Dieu est notre juge. Lorsque nous péchons, nous méritons une punition, mais le Christ a pris sur Lui nos péchés et il a souffert pour eux. Ainsi, si nous nous repentons et nous invoquons son saint nom, avons foi en Lui et faisons de notre mieux pour vivre selon Ses commandements, nous n’avons pas à subir les exigences de la justice pour les péchés que nous avons commis. Nous sommes tous indignes d’entrer dans la présence de Dieu, avec lequel nous voulons vivre pour toute l’éternité, mais le Christ compense pour notre indignité, si nous avons recours à l’expiation qu’Il a accompli pour nous. L’histoire suivante explique comment cela est possible…

Après être rentré chez moi, un jour, j’étais assis dans un fauteuil et je lisais le journal. Ma fille, Sarah, qui avait alors sept ans, est entrée et a dit : « Papa, je peux avoir un vélo? Je suis le seul enfant du quartier qui n’a pas de vélo ».

Je dois admettre que je ne pensais pas avoir les moyens de lui acheter un vélo, alors j’ai essayé de la calmer en disant : « Bien sûr, Sarah. »

Elle a demandé : « Comment? Quand?  »

J’ai dit : « Tu épargnes tous tes sous, et bientôt tu en auras suffisamment pour t’acheter un vélo ». Et elle est partie.

Quelques semaines plus tard, j’étais assis dans ce même fauteuil. Je savais que Sarah faisait quelque chose pour sa mère et qu’elle recevait de l’argent pour cela. Elle est allée dans l’autre pièce, et j’ai entendu «cling, cling ». Je lui ai demandé : « Sarah, qu’est-ce que tu fais? »

Elle est venue et m’a montré un petit pot tout propre, avec une fente découpée sur le couvercle, et un tas de pièces de monnaie dans le fond. Elle m’a regardé et m’a dit : « Tu m’as promis que si je mettais de côté tous mes sous, bientôt j’en aurais suffisamment pour un vélo. Et, papa, je les ai tous mis de côté et je n’en ai pas dépensé un seul ».

Mon cœur était plein d’amour pour elle. Elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour suivre mes instructions. Je ne lui avais pas vraiment menti. Si elle épargnait tous ses sous, elle finirait par en avoir suffisamment pour s’acheter un vélo, mais d’ici là, elle voudrait une voiture! Elle ne pourrait pas atteindre son but. Alors j’ai dit : « Allons en ville pour jeter un œil sur les vélos ».

Nous sommes allés dans tous les magasins de Williamsport, en Pennsylvanie. Finalement, nous avons trouvé le vélo parfait. Elle est montée sur ce vélo et elle était ravie. Mais lorsqu’elle a vu le prix du vélo, son visage s’est assombri et elle a commencé à pleurer. Elle a dit : « Oh, papa, je n’aurai jamais assez d’argent pour une bicyclette ».

Alors j’ai dit : « Sarah, combien as-tu? »

Elle a répondu : « Soixante-et-un cents ».

« Regarde », ai-je dit. « Tu me donnes tout ce que tu as, plus un câlin et un bisou, et le vélo est à toi ». Elle m’a fait un câlin, un bisou et elle m’a donné les 61 cents. J’ai payé pour le vélo. Ensuite, j’ai dû conduire très lentement jusqu’à la maison, car elle ne voulait pas descendre du vélo, elle roulait sur le trottoir. Et tandis que je conduisais lentement le long du trottoir à côté d’elle, il m’est apparu que cette situation ressemblait à une parabole de l’expiation du Christ.

Nous voulons tous quelque chose désespérément, quelque chose de beaucoup plus important qu’un vélo. Nous voulons le royaume céleste. Nous voulons vivre avec notre Père céleste. Et peu importe à quel point nous essayons, nous nous trouvons toujours à court. À un certain moment nous nous rendons compte : « je n’arrive pas à faire ça! » C’était l’étape que ma femme, Janet, avait atteint. À ce moment-là, nous goûtons à la douceur de l’alliance de l’Évangile, tel que le Sauveur nous le propose : « D’accord, tu n’es pas parfait. Donne-moi tout ce que tu as, et je paierai pour le reste. Fais-moi un câlin et un bisou – ce qui consiste à entrer dans une relation personnelle avec moi – et je ferai ce qui reste à faire ».

Il y a une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle à cela. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il faut toujours que nous fournissions notre meilleur effort. Nous devons essayer, nous devons travailler – nous devons faire tout ce que nous pouvons. Mais la bonne nouvelle est que, après avoir fait tout notre possible, c’est suffisant pour l’instant. Ensemble, nous ferons des progrès dans l’éternité, et nous finirons par devenir parfait. Mais en attendant, nous ne sommes parfaits que dans ce partenariat, cette relation d’alliance avec Lui. Ce n’est qu’en nous rapprochant de sa perfection que nous pouvons espérer nous qualifier. [1]

Ainsi, le Christ compense pour la différence. Il répond aux exigences de la justice, pour que Dieu puisse être miséricordieux envers nous, nous sauver de nos imperfections grâce à l’expiation de Son Fils. Cependant, si nous rejetons cette expiation, réalisée en notre faveur, nous sommes livrés à nous-mêmes, et nous ne serons jamais suffisamment parfait, par notre propre capacité, pour être en présence de Dieu dans les cieux. Jésus est le Chemin, la Vérité et la Lumière, le seul moyen pour retourner en présence de Dieu. Dieu nous a donné Son Fils unique, le plus beau cadeau qui ait été donné à l’humanité. Le sacrifice du Christ était un sacrifice infini, et une expiation infinie, nous donnant Sa grâce qui sauve tout ce qui vit dans l’univers.

Le Seigneur a témoigné : « Je suis venu au monde pour faire la volonté de mon Père, parce que mon Père m’a envoyé. Et mon Père m’a envoyé pour que je sois élevé sur la croix » (3 Néphi 27:13). Et il l’a été.

À Gethsémané et au Calvaire, Il a réalisé l’expiation infinie et éternelle. C’était le plus grand acte d’amour unique, dans toute l’histoire de l’humanité. Par la suite, Sa mort et Sa résurrection se sont produites.

Ainsi, il est devenu notre Rédempteur, rachetant chacun d’entre nous de la mort physique, et nous rachetant – ceux d’entre nous qui obéissons aux lois et aux ordonnances de l’Évangile – de la mort spirituelle. [2]


Ressources supplémentaires :

Le Seigneur Jésus-Christ selon  le Mormonisme

La Sainte Bible selon le Mormonisme

Stephen E. Robinson – Croire au Christ : Une approche pratique de l’Expiation (en anglais)

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