Qui a tué Jésus?

avril 9th, 2009

Jesus ChristLes évangiles nous offrent des informations détaillées au sujet des dernières vingt-quatre heures de la vie de Jésus Christ, et de Son exécution (Matthieu 26-27; Marc 14-15; Luc 22-23 et Jean 18-20). Les experts sont presque unanimes quant à l’interprétation des évangiles synoptiques qui indiquent qu’un groupe de Romains aurait tué Jésus lors de la fête de Pâques, autour de 30 ap. J.C. à Jérusalem. Pourtant, les auteurs des évangiles évoquent une conspiration pour arrêter Jésus Christ dans laquelle des leaders juifs de Jérusalem étaient impliqués (Matthieu 26:3-4), ainsi qu’au moins un des disciples de Jésus Christ, Judas Iscariot (Matthieu 26:14-16) et Ponce Pilate, le gouverneur romain. Le Nouveau Testament contient d’autres éléments quant à l’implication de Pilate (voir Actes 3:13; 4:27; 13:28; 1Thimothé 6:13).

En abordant Son arrestation à Gethsémani, les Evangiles soulignent que Jésus Christ est passé entre les mains de divers groupes pour finir entre celles de ceux qui Lui ont donné la mort.

Depuis au moins le début du Moyen-âge, les chrétiens européens, qui sont cent- pourcents non juifs, ont commencé à tenir tous les juifs pour responsable, ceux du passé mais aussi ceux du présent, pour avoir causé la mort de Jésus Christ, en se focalisant sur certains passages du Nouveau Testament, qu’ils considèrent comme anti-juifs si ce n’est antisémites. Ceux qui ont ainsi interprété ces passages ont très certainement oublié que Jésus était juif, tout comme Ses apôtres. Les textes du Nouveau Testament, contrairement aux portraits faits au théâtre et au cinéma, révèlent une réponse complexe offerte par Son peuple face à la mission de Jésus; Certains pensaient qu’Il était le Messie longtemps promis, d’autres le voyaient comme un homme saint, un prophète, un guérisseur ainsi qu’un professeur. Certains ressentaient des sentiments ambivalents en écoutant Son message, et quelques-uns Lui étaient ouvertement hostiles. Pourtant, ce petit mais puissant groupe avait souvent peur du « peuple » (Matthieu 2:5), ce qui suggère que la plupart des Juifs vivant en Palestine juive étaient bien disposés à l’égard de Jésus. D’autres Juifs, qui vivaient dans le Bassin Méditerranéen et dans l’Est proche, n’avaient pas ou peu eu vent des activités et des évènements qui entouraient l’arrestation et l’exécution de Jésus jusqu’à bien après que ces derniers se soient produits.

Il semblerait qu’aucune personne et qu’aucun groupe seul ne soit responsable de la mort de Jésus Christ mais que de nombreuses personnes et groupes aient été impliqués dans les terribles évènements de cette fête de Pâques fatidique qui s’est achevée sur la crucifixion de Jésus de Nazareth.

« Après une entrée messianique à Jérusalem, juste avant Pâques en 30 ap. J.C., Il a été arrêté pour avoir représenté une révolution potentielle et a été exécuté (par crucifixion) par ordre du procurateur romain Ponce Pilate, probablement à l’instigation de cercles juifs qui craignaient la réaction romaine face à l’agitation messianique ».

R. J. Zwi Weblowsky and Geoffrey Widoder, eds. , The Oxford Dictionary of the Jewish Religion (New York: Oxford University Press, 1997), p. 368

« Quelquefois, certains soutiennent que si les Juifs ont tué Jésus (comme il est dit dans l’évangile de Jean), cela a du être une bonne chose, puisque cet évènement a donné lieu à la résurrection. Mais que cela ait été une bonne ou une mauvaise chose, la responsabilité de la crucifixion doit être affirmée honnêtement. De plus, il serait bon que les Catholiques post Vatican II ainsi que les Protestants comprennent que les Juifs se lèvent pour chacun d’entre nous. Comme nous le verrons plus loin, il existe une vérité profonde dans l’interprétation de la responsabilité commune, mais elle ne pourra jamais excuser l’incarnation d’une responsabilité universelle par aucun groupe, et certainement pas par les « Juifs ». »

John Dominic Crossan, Professeur Emérite à la DePaul University, il a aussi été un membre fondateur du Séminaire de Jésus.

Qu’est ce que la Via Dolorosa?

avril 9th, 2009

De nombreux visiteurs de la Vielle Ville à Jérusalem aiment se promener le long du trottoir bondé qui est marqué en Arabique, en Anglais et en Hébreux comme la « Via Dolorosa ». Le nom latin signifie la « Voie de la peine », « le Chemin du Chagrin » ou le « Chemin de la Douleur ». D’après une tradition qui remonte à Ricoldus de Montecrucis en 1288, la Via Dolorosa serait une route sur laquelle Jésus aurait marché après le jugement de Pilate, après qu’Il ait été condamné, vers Golgotha, l’endroit de son exécution (voir Matthieu 27:31-33; Marc 15:20-22; Luc 23:26-33 et Jean 19:16-17). Au cours des siècles suivants, des Sites de la Croix sont apparus aux endroits où des évènements importants se seraient déroulés lors de la dernière semaine de Jésus, dont l’endroit où Simon de Cyrène a porté la croix, de même celui où Véronique a essuyé le visage de Jésus, et l’endroit où Jésus est tombé pour la troisième fois. Certains de ces évènements, pourtant, ont été connus grâce à des écrits non canoniques ou grâce à des légendes qui ne trouvent pas leurs origines dans les écrits de l’évangile.

Finalement, vingt-cinq Sites ont été établis tout au long de ce chemin. Sept Sites sont situés dans le quartier musulman de la ville; deux se trouvent dans le quartier chrétien mais hors de l’Eglise de la Sainte Sépulture; et les cinq derniers sont situés au sein des murs de l’Eglise de la Sainte Sépulture. Les archéologues et historiens ont tous rejeté l’hypothèse selon laquelle cette route aurait été empruntée par Jésus Christ. La plupart d’entre eux sont d’accord sur le fait que Jésus a été jugé par Pilate au sein du Palais de Hérode le Grand, qui se trouvait à l’ouest de la ville, et non pas dans la forteresse d’Antonia, situé à l’est de la ville, l’endroit où le premier Site de la Croix est aujourd’hui situé, sur la Via Dolorosa. De plus, la route initiale se trouvait probablement bien en dessous du niveau de la Vielle Ville actuelle, et dans une autre partie de la ville. Néanmoins, de nombreux pèlerins continuent à marcher le long de la Via Dolorosa, afin de contempler le dernier parcours de Jésus Christ, le Messie qui a souffert pour nous.

Jésus Christ, un Défenseur

avril 9th, 2009

Avant Sa naissance, même avant le commencement du monde, Jésus Christ s’était déjà engagé à jouer le rôle de Sauveur auprès de Notre Père. Un défenseur est une personne qui plaide pour défendre autrui.

Jean a expliqué Son rôle dans 1 Jean, chapitre 2 de la Bible (version King Charles):

1. « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. »

2. « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. »

Dieu est un dieu juste. Il nous a offert des lois auxquelles Il aimerait que nous obéissions. Pourtant, Il est aimant et Il nous connaît à la perfection. Grâce à cela, Il sait que nous ne respecterons pas toutes les lois et que nous pècherons au cours de nos vies. Le principe de justice nous oblige à être puni pour chacun des péchés commis, l’une des punitions étant de ne pas pouvoir retourner vivre en la présence de Dieu. Les écritures saintes nous enseignent que les êtres impurs ne peuvent pénétrer dans le royaume de Dieu. Puisqu’il est impossible pour tout être humain de s’abstenir de commettre des péchés, alors notre Dieu aimant nous a envoyé un Sauveur. Cela a permis au principe de justice d’être tempéré par la miséricorde.

Cela a été organisé bien avant la création du monde. Dieu a créé les esprits de tous ceux qui vivent et qui ont vécu, et nous avons tous vécu à ses côtés dans nos vies pré mortelles. C’est à ce moment là que nous avons développé nos personnalités, nos talents, et que nous avons étudié l’évangile. Puisque nous étions nous-mêmes, certains étaient bons alors que d’autres ne l’étaient pas. Après un moment, Dieu nous a expliqué que nous ne pouvions plus progresser en tant qu’esprits, et que nous aurions l’opportunité d’avoir nos propres foyers, où nous recevrions une famille, un corps et où nous aurions l’opportunité de faire des expériences et d’affronter des épreuves. Au cours de cette vie mortelle, il attendait de nous que nous recherchions, trouvions et respections les vérités spirituelles. En vivant selon les vérités découvertes, nous pourrions retourner vivre en Sa présence. Pourtant, en sachant que nous ne serions pas parfaits, la loi a été adoucie par la miséricorde. Il a offert d’envoyer un Sauveur. Jésus Christ a proposé de jouer ce rôle pour nous.

Jésus était le premier esprit créé par Dieu, ainsi Il est notre frère aîné à tous. Il a proposé de venir sur terre et de vivre une vie dénuée de péchés. Seul Lui pouvait accomplir cela, parce qu’Il ne viendrait pas en tant qu’enfant de deux parents mortels, mais en tant qu’enfant d’une mère mortelle et d’un Père divin. La combinaison de parents mortels et divins lui permettrait de vivre les mêmes expériences que les autres êtres humains, et de mourir, et cela lui permettrait aussi de vivre sans pécher et de choisir la mort, plutôt que de la subir comme c’est le cas pour tous les autres êtres humains. Personne ne pourrait prendre Sa vie. Il la donnerait en cadeau. Juste avant Sa mort, Il prendrait sur Lui tous les péchés du monde puis Il mourrait pour nous. Cela satisferait les exigences du principe de justice, et l’adoucirait grâce à la miséricorde de Dieu.

Après notre mort, ce sera Jésus qui nous jugera. Parce qu’Il a vécu sur terre et qu’Il a partagé les expériences mortelles, et parce qu’Il est celui qui a expié tous nos péchés, Il est le mieux placé pour réaliser cette tâche.

22. « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils » (Jean 5:22).

A son tour, Il demandera à ceux qui ont été les leaders de nos époques de nous juger – les douze apôtres jugeront ceux qui ont vécu à leur époque, par exemple, parce qu’ils comprennent les défis de l’époque à laquelle ils ont vécu. Mais le Sauveur aura le dernier mot et jouera le rôle de défenseur face à Dieu, plaidant notre cas afin que la miséricorde tempère la justice. Son sacrifice expiatoire nous donne droit à cela. Son jugement sera complètement juste. La Bible est claire sur notre responsabilité de respecter les commandements:

« Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7:21)

Ainsi, notre responsabilité est de rechercher la vérité, d’apprendre à vivre en la respectant, et de nous repentir lorsque nous fautons. Après avoir fait de notre mieux, le Sauveur comblera nos lacunes.

Lors de la Grande Prière d’Intercession, Jésus a démontré Son rôle pour nous:

 » J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. 

Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi.

Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi; » (Jean 17:6-9)

Qu’est ce que la Confirmation pour les Mormons?

avril 9th, 2009

Les enfants Mormons deviennent des membres confirmés de l’Eglise à l’âge de huit ans. Ceux qui se convertissent après huit ans sont confirmés juste après leur baptême.

La confirmation répond à une procédure simple. La personne qui se fait confirmer s’asseoit sur une chaise, avec les bras pliés pour la prière qui s’apprête à être récitée. Les hommes qui détiennent la prêtrise appropriée et qui ont été invités par la personne qui se fait confirmer, se rassemblent autour du futur confirmé. Chacun d’eux place une main sur la tête de l’enfant, et l’autre main sur l’épaule de l’homme à côté d’eux. L’enfant a préalablement choisi la personne qui le confirmera. Puisque tous les hommes dignes membres de l’Eglise, ayant atteint un âge minimum, peuvent détenir la prêtrise, la plupart du temps le père de l’enfant se charge de cette responsabilité. Si le père ne détient pas la prêtrise ou n’est plus en vie, un autre prêtre est alors sélectionné.

La confirmation est célébrée de manière solennelle, le détenteur de la prêtrise confirme simplement l’enfant en tant que membre de l’Eglise, dans un langage particulier, et déclare ensuite que l’enfant recevra le don de l’Esprit Saint. L’enfant ne répond pas publiquement à cela, il le fait dans son cœur. Ensuite, une bénédiction spéciale est accordée à l’enfant. Il n’existe pas de méthode pour cela. Le détenteur de la prêtrise offre la bénédiction avec les mots que Dieu place dans sa bouche. Souvent ses paroles s’accompagnent de conseils de la part de Dieu et d’informations au sujet du projet de Dieu pour l’enfant ou la personne confirmée. La confirmation se conclut par le nom de Jésus Christ. Ensuite, l’enfant (ou la personne qui se fait confirmer) se lève et serre la main des hommes qui ont participé, et embrasse les membres de sa famille.

Après que chacun soit retourné s’asseoir, un leader de l’Eglise invite le nouveau membre à se lever et il ou elle est présenté(e) à l’auditoire comme le nouveau membre de la paroisse. On demande aux autres membres de lever leur doigt pour montrer qu’ils accueillent et soutiennent le nouveau membre de leur église.

La confirmation se déroule la plupart du temps à l’église, le dimanche qui suit le baptême, mais il arrive occasionnellement qu’elle soit célébrée juste après le baptême.

Un converti (c’est-à-dire toute personne qui rejoint l’Eglise après son neuvième anniversaire) se prépare pour ce moment en rencontrant les missionnaires, et en se documentant sur l’Eglise. On attend d’eux que la confirmation soit le résultat d’une décision informée. Alors qu’ils ne sauront pas tout lors du baptême, ils ont besoin de savoir comment prier pour connaître la volonté de Dieu au sujet de ce choix, ils doivent aussi comprendre les enseignements de base de l’Eglise. Ils étudient Dieu, Jésus Christ, les écritures saintes, et d’autres principes de base de la religion. Ils doivent aussi assister aux services du dimanche plusieurs fois pour savoir à quoi ils ressemblent.

Un enfant qui rejoint l’Eglise s’y est préparé depuis sa naissance, ou depuis que ses parents sont devenus membres. Il a appris les principes de plus en plus complexes de l’évangile lors de cours solennels à l’église le dimanche, et cela dés l’âge de dix-huit mois. Il a aussi étudié la religion à la maison. On encourage les familles à organiser une soirée en famille chaque lundi soir à la maison, au cours de laquelle les membres de la famille enseignent les uns aux autres différents aspects de la religion. On les encourage aussi à prier et à étudier les écritures saintes en famille, chaque jour. A l’âge où l’enfant est prêt à se faire baptiser, il possède des connaissances solides de sa religion, et il sait comment prier.

Même à l’âge de huit ans, on attend des enfants qu’ils prient et qu’ils demandent à Dieu s’ils doivent rejoindre l’Eglise Mormone. Eux, comme les adultes qui se convertissent, doivent démontrer qu’ils comprennent les bases de leur religion et qu’ils possèdent un témoignage bien à eux.

Quand tombe Pâques?

avril 9th, 2009

Le fait de célébrer la fête de Pâques remonte au temps où les enfants d’Israël devaient la fêter, comme il leur avait été ordonné lorsqu’ils avaient été libérés de la captivité égyptienne. Le festival, qui commençait le 14 Nisan (Mars Avril) avec le sacrifice des agneaux, durait sept jours. La célébration de Pâques, qui est aussi connue sous le nom de Dernier Repas dans les évangiles synoptiques, commence par le sacrifice d’agneaux pascals dans le temple, dont certaines parties seront mangées lors du repas de Pâques. D’après les évangiles, Jésus Christ est mort le vendredi de Pâques et Il a été ressuscité le premier jour de la semaine (dimanche) pendant le festival (Matthieu 27-28:1). Ainsi, la célébration de Pâques tombe traditionnellement, dans les églises chrétiennes occidentales, le premier dimanche après le début de la fête de Pâques.

Cette solution simple est pourtant accablée de difficultés. Le mois de la fête de Pâques devait commencer par la nouvelle lune -qui était déterminée par la vue uniquement au premier siècle – après l’équinoxe de printemps (qui au premier siècle commençait le 21 mars pour les juifs et le 25 mars pour les Romains). Si la nouvelle lune était identifiée correctement, alors la nuit de Pâques tombait un soir de pleine lune. Puisque le temps change fréquemment, il est possible de ne pas pouvoir apercevoir la lune, ce qui mène à certaines erreurs quant à la date de début de la fête de Pâques. De plus, de nombreux juifs du premier siècle suivaient le calendrier lunaire et ils ressentaient le besoin environ tous les trois ans d’ajouter un mois avant le début de Nisan. L’ajout d’un mois lunaire (29.5 jours) repoussait la fête de Pâques à plus tard en avril.

Pendant les deux ou trois premiers siècles, les Chrétiens dépendaient de l’annonce de la fête de Pâques pour calculer quand tomberait le jour de Pâques. Au cours des troisième et quatrième siècles (en particulier à Nicée en 325 ap. J.C.), les Chrétiens ont développé leur propre méthode pour calculer les dates de Pâques en se basant sur les calculs astronomiques Alexandrins concernant la durée de l’année solaire. Aujourd’hui, Pâques ne tombe plus le dimanche suivant le début de la fête de Pâques juive, au contraire nous possèdons un calcul plus exact de cette date.

Qu’est ce que le Linceul de Turin?

avril 9th, 2009

La question importante pour ceux qui considèrent le Linceul de Turin comme un faux, et ceux qui professent son authenticité est de savoir quels éléments peuvent raisonnablement être prouvés. Bien que cela en surprenne certains, le fait est que peu d’éléments peuvent être prouvés au sujet du linceul de Turin.

Le linceul de Turin serait le tissu dans lequel Jésus de Nazareth aurait été enterré. Ce tissu fait environ quatre mètres de long et un mètre de large. Récemment, un groupe d’experts a ré examiné le linceul, utilisant des méthodes modernes, et a trouvé un élément de carbone 14 plus ancien, permettant de dater le linceul au début du Moyen Age. Ces experts ont testé une partie du tissu qui a été plus tard ajoutée et ils ont probablement ignoré le fait que certaines fibres du tissu date effectivement du premier siècle. Sous certaines lumières, certains ont dit que le tissu semblait refléter le visage d’un homme adulte. Des tests médico-légaux ont suggéré qu’il aurait été utilisé pour couvrir le corps d’un homme qui aurait été brutalement battu à la tête, sur le visage, dans le dos et qui aurait présenté des plaies ouvertes sur les côtés. Certains pensent pouvoir identifier des traces de blessures sur les mains. Malgré certaines déclarations précoces qui avançaient que le linceul était une sorte de contrefaçon malveillante, d’autres tests ont montré qu’il n’avait pas été peint. L’image que l’on observe sur le linceul est la conséquence de réactions chimiques qui se sont produites entre le tissu et les fluides corporels de l’homme que le tissu a recouvert.

Le linceul est très certainement un tissu qui a servi à enterrer un homme brutalement battu avant sa mort, et qui pourrait être mort crucifié. Il s’agit du seul fait vérifiable au sujet de ce linceul.

Le linceul pourrait être le même que le linceul d’Edessa – des légendes indiquent le début de la christianité au premier siècle sous Abgar V. Le linceul d’Edessa a été découvert sous un tas de rochers ou enfoui dans un mur de ciment en 544 ap. J.C. Le linceul a été emmené à Constantinople en août 944 puis en Europe après le pillage de Constantinople de 1204 à 1207. Après que le linceul ait été retiré d’Edessa, des dizaines de personnes ont déclaré l’avoir vu, et transmettaient ainsi l’héritage de ce fameux linceul. Finalement, le linceul a été placé dans la Cathédrale de Torino (Turin) en Italie, où il est en sécurité.

De nombreuses histoires fantaisistes ont été rassemblées pour raconter les lieux initiaux du linceul et la façon dont il est arrivé à Edessa. Le fossé immense qui existe entre les lieux du linceul et les légendes à son sujet a suscité un certain scepticisme chez les experts protestants. Les experts s’attaquent à l’authenticité du linceul sous différents aspects, ils parlent de l’impossibilité de déterminer ses origines, de la présence de carbone 14 qui date du Moyen Age, des pratiques funéraires des Juifs et des Romains qui semblent être différentes de la façon dont le linceul aurait été utilisé, et du simple fait que personne n’en avait entendu parler avant le sixième siècle. D’un autre côté, les défenseurs du linceul ont remarqué qu’il avait probablement été utilisé pour couvrir le corps d’un homme crucifié, que des légendes sur son existence abondaient – toute préservant une tradition similaire, et que des morceaux de pierre trouvés sur le linceul ont aussi été retrouvés dans la région de Jérusalem (travertin aragonite). Malheureusement, à moins que de nouvelles informations n’émergent, l’authenticité du linceul ne peut ni être prouvée ni être réfutée.

Le Tombeau de Jésus était-il Vide?

avril 9th, 2009

   He is Risen                                                        

 

 

Les quatre évangiles sont d’accord sur le fait que les disciples ont trouvé le tombeau de Jésus vide, le premier jour de la semaine (voir Matthieu 28:6; Marc 16:6; Luc 24:3 et Jean 20:1-2).

Personne au cours du premier et du deuxième siècle n’a suggéré que Jésus Christ n’aurait pas été enterré dans un tombeau après Sa mort, par crucifixion. Un tel contre argument est apparu au cours des dernières années, parmi certains experts qui questionnent la fiabilité historique des récits des évangiles.

Tout au long du premier et du deuxième siècle, la controverse au sujet du tombeau vide se focalisait sur la façon dont le tombeau avait pu se retrouver vide, personne ne remettait en cause le fait que Jésus Christ ait bien été enterré. Comme Matthieu le dit, « Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d’argent, en disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Les soldats prirent l’argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s’est répandu parmi les Juifs, jusqu’à ce jour. » (Matthieu 28:12-15).

Dérober des corps hors des tombeaux étaient quelque chose de répandu à l’Antiquité, il s’agit aussi de l’explication la plus plausible avec celle offerte par les disciples: « Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage… cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle… C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. » (Actes 2:22-24, 32)

Les disciples de Jésus Christ, les gardes romains qui avaient été réquisitionnés pour garder le tombeau et les dirigeants juifs qui connaissaient la prophétie de Jésus qui avait déclaré qu’Il s’élèverait de la tombe, savaient que le tombeau était vide. Ils n’étaient simplement pas d’accord sur ce qui s’était passé tôt, le matin du premier jour de la semaine, près du tombeau, hors des murs de Jérusalem.

Quel est l’Apocryphe du Nouveau Testament?

avril 9th, 2009

Le terme grec apokrypha signifie « écrits cachés ». Clément d’Alexandrie l’utilise dans ce sens là (Stromateis 1.15.69.9). Mais, pour la plupart, les anciens auteurs chrétiens l’utilisaient lorsqu’ils faisaient référence aux écrits de leurs adversaires qu’ils considéraient comme faux. Clément dit que ses adversaires « ont développé leurs doctrines à partir d’une oeuvre apocryphe… lorsqu’ils ont pris une doctrine saine et qu’ils l’ont mal appliquée » (Stromateis 4.29). Ireneaus décrit les « écrits apocryphes » comme des textes rédigés par ses adversaires « qui ne connaissaient points les écritures saintes de la vérité » (Against Heresies 1.20.1). Tertullien a refusé de reconnaître les enseignements des Bergers de Hermas parce qu’ils ne trouvaient pas leur place dans le canon des écritures saintes et qu’ils avaient été jugés par tous les Conseils des Eglises… comme (des écrits) apocryphes et faux » (On Modesty 10.6). La phrase Apocryphe du Nouveau Testament n’était pas utilisée dans l’Antiquité. Il s’agit d’un titre parapluie moderne qui fait référence à la diversité des textes chrétiens qui n’ont pas été inclus dans le canon du Nouveau Testament.

Pour la plus grande partie, les experts suivent les trois catégories d’apocryphes du Nouveau Testament utilisées par Whilhelm Schneemelcher: 1) Les évangiles qui présentent des informations non bibliques au sujet de la vie de Jésus; 2) les écrits qui se rapportent aux apôtres; 3) les révélations et autres sujets. Certains des évangiles apocryphes, tels que l’Evangile des Nazaréens et l’Evangile des Ebionites sont connus aujourd’hui uniquement parce que d’anciens auteurs chrétiens les ont cités dans leurs écrits. Certains, comme l’Evangile de Thomas ou l’Evangile de Judas, ont été mentionnés dans d’anciens ouvrages, pourtant ils n’ont été découverts que récemment. Certains textes, tels que les Actes de Thomas, ont été utilisés par des groupes orthodoxes mais aussi par des groupes non orthodoxes.

Au cours des dernières années, les experts ont ré examiné le rôle des apocryphes du Nouveau Testament pour comprendre l’ancienne Christianité. La vision la plus traditionnelle a été de les étudier afin de découvrir les éléments qu’ils révélaient au sujet du développement de l’église chrétienne, en portant une attention toute particulière à la comparaison avec des textes qui ont été plus tard canonisés. Pourtant, une tendance récente est d’étudier les textes seuls, de les laisser parler pour eux-mêmes afin de découvrir ce qu’être chrétien dans l’Antiquité signifiait.

« Une douzaine d’évangiles non canoniques environ étaient connus au cours du deuxième siècle et … les preuves de ces écrits apocryphes sont relativement comparables avec les preuves des évangiles canoniques. Les attestations ne soutiennent pas de différences majeures entre les évangiles apocryphes et les évangiles canoniques. Les écrits de ces deux catégories ont été utilisés et cités très tôt dans le temps et souvent par les mêmes auteurs. » Helmut Koester est Professeur en Divinité au Centre de Recherche de John H. Morison, et Professeur de Recherche en Histoire Ecclésiastique à la Divinity School de Harvard.

Helmut Koester, « Apocryphal and Canonical Gospels, » Harvard Theological Review 73 (1980): 110.

« La valeur de l’effort à fournir pour comprendre la littérature apocryphe est double: d’abord, nous devons comprendre la situation compositionnelle qui entoure le texte apocryphe, afin de pouvoir établir son potentiel à préserver des informations crédibles au sujet de Jésus Christ et de l’Eglise qu’Il a fondé. Ensuite, nous devons comprendre la façon dont le document a affecté les communautés chrétiennes, afin de commencer à discerner le développement de l’apostasie au sein de ces communautés. » Thomas Wayment est un Professeur Associé d’Ecritures Saintes Anciennes à la Brigham Young University.

Thomas A. Wayment, « False Gospels: An Approach to Studying the New Testament Apocrypha, » dans How the New Testament Came to Be (ed. Kent P. Jackson and Frank F. Judd, Jr.; Salt Lake City: Deseret Book, 2006), 294.

Qu’est-ce que les Evangiles?

avril 9th, 2009

Qu’est ce que les Evangiles?

Les évangiles sont quatre livres que l’on retrouve dans le Nouveau Testament et qui contiennent des récits qui racontent les faits et les paroles de Jésus Christ. Ils ont probablement été écrits lors de la seconde moitié du premier siècle ap. J.C., peut être dés les années 60. Bien que les experts avancent que l’évangile de Jean daterait de la fin du premier siècle, dans les années 90, d’autres pensent qu’il aurait été rédigé bien avant. Il est intéressant de noter que la version la plus ancienne existante du Nouveau Testament est un fragment de l’évangile de Jean qui date de 125 ap. J.C.

Bien que les évangiles apparaissent en premier dans le Nouveau Testament, ils ont été écrits après les lettres de Paul, ces lettres sont en réalité les écrits les plus anciens du Nouveau Testament qui datent des années 49-50 ap. J.C. Dans les premières lettres, Paul fait référence aux évènements importants de la vie de Jésus Christ: Sa mort, Son enterrement et Sa résurrection. Pourtant, les évangiles offrent des informations détaillées au sujet de ces évènements que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament. De plus, les évangiles contiennent des informations au sujet de Sa naissance et de Son ministère, ainsi ils constituent des sources essentielles pour ceux qui souhaitent reconstituer la vie de Jésus de Nazareth.

L’évangile, en anglais « Gospel » qui vient de « godspel« , signifie « bonne nouvelle ». Le terme évangile est une traduction du grec euangellion, qui fait référence aux bonnes nouvelles de Jésus Christ et au salut qu’Il a rendu possible. Enfin, ce terme a été appliqué aux quatre livres qui préservent les faits et paroles de Jésus Christ. Les experts ont tenté de comprendre ce que les évangiles représentent – à quel genre ils s’apparentent. Récemment, certains experts ont avancé qu’ils pourraient être qualifiés de biographies anciennes. Si cela est vrai, cette description pourrait aider le lecteur à comprendre le but original de tels ouvrages.

Les experts se sont intéressés aux sources derrière les récits des évangiles. L’évangile de Marc, qui est sûrement le plus ancien, est souvent appelé « Mémoires de Pierre » car la plus grande partie de son contenu proviendrait sûrement de Pierre lui-même. Nous pensons que les évangiles de Matthieu et Luc ont été rédigés peu de temps après que celui de Marc ait commencé à être distribué. Il existe des preuves importantes et accablantes qui montrent que Matthieu et Luc se sont inspirés des écrits de Marc. Pourtant, Matthieu et Luc nous offrent aussi des récits exclusifs comme ceux qui racontent la naissance de Jésus par exemple (voir Matthieu 1-2 et Luc 1-2).

Du fait des relations qui existent entre eux, les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc sont appelés les évangiles synoptiques. Il s’agit d’un dérivé du mot grec qui signifie « qui se ressemble ». Jean se distingue des évangiles synoptiques, on l’appelle d’ailleurs parfois le « Quatrième évangile » parce que Jean nous offre des informations uniques au sujet de Jésus Christ, que l’on estime à environ quatre-vingt dix pourcents de ses écrits.

Tous les évangiles ont d’abord été écrits en grec. Les textes grecs de l’évangile révèlent parfois des périodes littéraires Araméennes précoces, en particulier lorsqu’ils citent les paroles de Jésus Christ. Dans certains cas, les textes grecs préservent une traduction araméenne des phrases prononcées par Jésus (voir par exemple Matthieu 27:46).

Aucun texte original des évangiles, que l’on appelle « autographe », n’a survécu à l’Antiquité. Seules des copies de copies existent aujourd’hui, et les plus anciennes ne sont que des fragments. Ces premiers témoins de la Christianité se trouvent dans les archives et dans les bibliothèques. Les premiers manuscrits ont tous été rédigés sur du papyrus, avec de l’encre noire. Actuellement, plus de cinq mille manuscrits du Nouveau Testament ont été découverts datant d’avant l’époque de l’imprimerie. Les experts étudient ces manuscrits afin de découvrir ce à quoi les textes originaux devaient ressembler lorsqu’ils ont été écrits pour la première fois.

Bien que les évangiles ne soient pas toujours d’accord sur les références géographiques dont ils parlent, ou sur la chronologie des évènements des récits, de nombreux experts avancent que pour tout ce qui est essentiel, les récits sont consistants. Il est intéressant de remarquer qu’ils se focalisent tous sur les dernières vingt-quatre heures de la vie de Jésus et que chacun d’entre eux parle de l’histoire du tombeau vide. Grâce à ces évangiles, nous découvrons que les premiers Chrétiens croyaient en Jésus Christ et en la façon dont on se souvenait de Lui.

« Dans la mesure où Jésus était une figure unique de l’ancien monde (cf. les déclaration des Chrétiens au sujet de la « résurrection » de Jésus sont sans réelle analogie), alors les récits au sujet de Sa vie, de Sa mort et de Sa résurrection étaient faits eux aussi sans analogie. Par exemple, aucun juif n’a écrit sur la vie comparable de Johananben Zakkai ou sur celle de Hillel. Mais la nature des évangiles du Nouveau Testament, qui sont en quelque sorte des biographies, tout du moins c’est ainsi qu’elles étaient perçues dans l’ancien monde, devrait nous alerter quant à la richesse de ses contenus et à la complexité de ses lectures. »

Christopher Tuckett est professeur à la Faculté de Théologie, Oxford University, Oxford, au Royaume Uni.

Christopher Tuckett, « Gospels » dans Eerdmans Dictionary of the Bible (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing, 2000), 523.

« C’est avec un certain respect pour Jésus que les diverses pièces ont été assemblées pour former un portrait d’importance théologique et Christologique. En focalisant l’attention du lecteur sur la personne de Jésus Christ en rédigeant sa biographie, les auteurs des premiers évangiles chrétiens affirmaient quelque chose qui n’avait jamais été dit d’un ancien rabbin- qu’Il était au centre de l’histoire comme l’incarnation divine, ou en remplacement de la Torah, un être unique révélant Dieu au travers de Ses faits et paroles, de Sa vie, de Sa mort et de Sa résurrection. Le désir de faire une déclaration Christologique délibérée a forcé les premiers auteurs chrétiens à s’éloigner de la tradition des récits et anecdotes juives et de se lancer dans le genre grec de la biographie. La rédaction des évangiles constituait une déclaration Christologique en elle-même, et a contribué à la séparation entre les premiers Chrétiens et la tradition rabbinique en développement. »

Richard A. Burridge est le Doyen de King’s College London et un membre de la General Synod de l’Eglise d’Angleterre.

Richard A. Burridge, What Are the Gospels? A Comparison with Graeco-Roman Biography (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Company, 2004), 339-40.

Qu’est-ce que Q?

avril 9th, 2009

Les évangiles synoptiques – Matthieu, Marc et Luc- contiennent un grand nombre de similarités dans les termes et l’ordre des évènements qui se rapportent à la vie de Jésus Christ. Quelques-unes de ces similarités sont relativement lointaines, mais d’autres parallèles sont si frappants qu’ils semblerait que les auteurs aient emprunté certains récits les uns aux autres. Le défi que les experts ont du affronter, a été d’éclaircir la notion d’emprunt, et il n’existe pas de moyen facile pour découvrir lequel des évangiles a été écrit en premier, en second puis en troisième.

Après avoir étudié la question, les experts ont conclu que l’évangile de Marc aurait été écrit en premier. Cette conclusion se base sur le fait que Matthieu et Luc ont fréquemment corrigé des problèmes dans la grammaire et la géographie de Marc et qu’ils ont réorganisé les évènements que Marc a abordés. En partant de là, les experts se sont rendus compte que Matthieu et Luc partagent un grand nombre de récits que l’on ne retrouve pas dans les écrits de Marc, et que tous deux présentent. Pour expliquer l’origine de ces récits, ou devrions-nous dire de ces paroles, les experts ont fait l’hypothèse qu’un autre évangile devait exister, avec l’évangile de Marc, et que Matthieu et Luc s’en seraient inspirés lors de la rédaction de leurs évangiles personnels.

Des restants de cette source hypothétique seraient préservés dans soixante-cinq récits de Jésus Christ que Matthieu et Luc ont utilisé lors de la rédaction de leurs évangiles. Les experts ont surnommé cet évangile la source Q, une abréviation du terme allemand pour « source » (quelle). Malheureusement pour cette théorie, aucun auteur ancien n’a jamais fait référence à cette source, et aucun fragment de cet évangile n’a jamais été découvert que ce soit lors de fouilles archéologiques ou encore dans d’anciennes librairies. Le prétendu évangile Q perdu est une construction des experts qui les a aidé à expliquer comment les évangiles sont génétiquement liés par des sources communes que leurs auteurs auraient utilisées. D’autres théoristes refusent l’existence d’un évangile Q, au contraire ils avancent que l’évangile de Jean était le premier, qu’ensuite Luc aurait emprunté des passages à Marc, puis Matthieu aurait repris des récits de Marc et Luc. Ces deux théories se heurtent au problème de la consistance interne et des preuves quelquefois contradictoires.

Le besoin d’expliquer les évangiles dans leur forme actuelle comme résultant de l’utilisation d’anciennes sources par leurs auteurs est une conséquence de la méthode des experts qui tentent d’examiner la Christianité comme un conglomérat incohérent de communautés fracturées. Chaque document – l’hypothétique Q, Marc, Matthieu, et Luc- représente l’une des communautés disparates des anciens Chrétiens. En d’autres termes, les experts d’aujourd’hui perçoivent la quête de découverte de l’hypothétique source Q comme un moyen de découvrir le véritable Jésus Christ derrière d’autres sources dont celles du Nouveau Testament.

Il est intéressant de noter que d’anciens auteurs ne percevaient pas les évangiles de la même manière, et en effet, ils croyaient que la Christianité était un descendant direct du royaume établit par Jésus Christ lorsqu’Il vivait sur terre. Les évangiles rapportent Ses enseignements comme Il les a offert aux apôtres, et nous révèle comment Il souhaitait que Ses apôtres dirigent Son royaume après Sa mort.

John Kloppenborg a exprimé sa propre vision au sujet de l’importance de la source Q pour comprendre Jésus Christ et pourquoi la quête de découverte de la source Q a été aussi prudemment lancée.

« Après avoir tracé la carte du paysage théologique du mouvement de Jésus Christ, il est clair que la source Q représente un moment important et distinct de la théologie précoce, en particulier car il n’existe pas de preuves qui soutiennent que la source Q aurait développé une vision qui donnerait une signification particulière à la mort de Jésus lui-même. »

 John Kloppenborg-Verbin, Excavating Q: The History and Setting of the Sayings Source, (Minneapolis: Fortress Press, 2000),164

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