Par Steve Dunn Hanson, publié le 9 décembre 2015 sur ldsmag.com

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Photo via ldsmag.com

Il y a donner. . . Et puis, il y a donner

J’aime Noël. Beaucoup! Tous mes Noëls ont été mémorables (par choix), et certains ont été exceptionnels, comme le Noël de 1978 à Tustin, en Californie.

Je servais en tant que conseiller dans l’épiscopat à cette époque, c’était la cinquième fois qu’on m’avait demandé de remplir cet appel. J’ai entendu les deux clichés les plus populaires qui vont avec ce genre de répétition pour la millième fois :

« La prochaine, c’est la bonne. »

« Toujours la demoiselle d’honneur, jamais la mariée. »

Il y avait peu de choses que je n’avais pas vécues à ce poste, mais c’était sur le point de changer. J’étais chargé de travailler avec les Jeunes-Filles et les Jeunes-Gens. Nous avions vraiment mis l’accent, tout au long de l’année, sur le service et c’est dans cet esprit-là que les jeunes ont décidé de renoncer à leur fête de Noël et de la remplacer par une action significative de service. Ils offriraient tout ce qu’il faut pour Noël à une famille dans le besoin. Un comité de jeunes ad hoc a été organisé et une famille en dehors des frontières de notre paroisse a été sélectionnée à l’aide de la prière.

Une mère divorcée vivait avec ses trois enfants et sa propre mère âgée dans une petite maison d’une seule pièce qui était à peine plus grande que le salon de la plupart des gens. Il n’y avait pas de meuble, à proprement parler, et la seule source de divertissement de cette famille venait d’un petit poste de télévision en noir et blanc – souvenez-vous qu’il s’agit de 1978.

Cette maman travaillait de nuit pour fournir à peine de quoi subsister à sa famille et elle n’avait pas les moyens d’acheter ni sapin, ni cadeaux de Noël pour ses enfants et leur grand-mère. Nos jeunes voulaient tous se donner du mal pour cette famille. Les Prêtres ont acheté un sapin et des cadeaux pour le petit garçon; les Lauréoles ont fourni la nourriture, y compris une dinde pour le dîner de Noël; les Instructeurs ont acheté des cadeaux pour la mère; et ainsi de suite pour être sûrs qu’ils passent un Noël inoubliable. Pour rendre cette expérience encore plus significative pour nos jeunes, nous les avons encouragés à gagner l’argent avec lequel ils aideraient à préparer ce Noël. Maman et papa n’avaient pas le droit de compter comme ressource financière.

Les cadeaux, joliment emballés, le sapin et la nourriture ont été amenés par le comité des jeunes à cette famille spéciale quelques jours avant Noël. Cela n’a pas été un événement sans pleurs. Les larmes de la mère, des enfants et de la grand-mère étaient un remerciement poignant que nos jeunes n’oublieront jamais.

Mais cette expérience de don n’était pas terminée.

Le matin de Noël, pendant que je faisais sortir ma petite famille de la maison pour aller chez mon frère pour le dîner de Noël, le président des Jeunes-Gens s’est garé devant chez nous. « As-tu entendu ce qui s’est passé avec la famille à laquelle nous avons offert un Noël? » a-t-il demandé.

Mon regard perplexe a répondu pour moi. Il a continué : « Pendant que la mère travaillait la veille de Noël, quelqu’un est entré par effraction dans la maison et ils ont volé tous leurs cadeaux; ils ont même pris leur vieux téléviseur.  »

C’était à mon tour de pleurer. Alors j’ai remarqué que sa voiture était remplie de cadeaux. Il a continué tout sourire :

plus de bonheur à donner qu'à recevoir. (1)« C’est le deuxième lot qui part chez la famille, ce matin. Lorsque nous avons été mis au courant pour le vol, nous avons appelé quelques jeunes de la paroisse et avant que nous ayons eu le temps de le faire, ils avaient déjà contacté tous les autres. Tous ces jeunes et leurs familles ont offert de donner leurs propres cadeaux à notre famille de Noël « .

Posée au sommet de la pile de paquets, sur son siège arrière, se trouvait un beau téléviseur. Il m’a vu le regarder. « C’est l’un de nos Jeunes-Gens qui a donné ça. »

Il a démarré pour partir et je suis entré dans la voiture où se trouvait ma famille. L’un de mes enfants a demandé : « C’était quoi tout ça, papa? »

J’ai dégluti plusieurs fois avant de répondre.

« Laisse-moi te raconter une histoire de Noël ».

 

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