L’Esprit Saint, qui parfois est aussi appelé le Saint-Esprit, a un certain nombre de rôles essentiels à jouer dans nos vies. Il nous révèle la vérité, nous donne du réconfort et peut nous avertir d’un danger. Comment nous fait-il éviter les ennuis?

Les Mormons (un surnom parfois donné aux membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours) croient que Dieu nous a donné des commandements – ces règles mormones pour lesquelles nous sommes si bien connus – pour nous éviter d’avoir des problèmes. Bien qu’ils semblent restrictifs parfois, ils nous empêchent véritablement de faire de grosses erreurs qui peuvent nous rendent, nous et les autres, malheureux.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir que lorsque j’écoutais le Saint-Esprit, tout allait bien. Lorsque je pensais avoir une meilleure idée que lui et que j’ignorais ses incitations, les choses allaient mal. Et j’ai observé ces mêmes résultats chez d’autres.

Le Saint-Esprit : Une meilleure façon de prendre des décisions

Avant de devenir Mormone, je prenais toutes mes décisions soit intellectuellement, soit émotionnellement. Mes décisions basées sur mes émotions ressemblaient toujours à des devinettes, mais celles basées sur mon intellect étaient aussi, souvent, des devinettes. Je ne pouvais pas voir l’avenir, alors, bien que je puisse raisonner avec mon intellect et voir ce qui était vrai ou bon, je ne savais pas vraiment si j’avais raison.

femmes-mormonesLorsque je réfléchissais à l’idée de devenir Mormone, à l’âge de dix-sept ans, j’étais frustré à l’idée de devoir deviner. Quand j’ai commencé à rechercher une église, j’ai commencé à remplir un calepin. J’adore les calepins. Sur chaque page, je faisais trois colonnes. La première disait : « Ce que je crois » La seconde disait : « Ce que je ne crois pas ». La troisième disait : « Ce dont je ne suis pas sûre ».

Chaque fois que j’allais dans une église ou que je lisais quelque chose de nouveau sur la religion, j’inscrivais cette nouvelle doctrine que j’avais apprise dans l’une de ces colonnes et y inscrivais une note sur l’endroit où je l’avais apprise. Je pensais que cela m’aiderait peut-être à trouver la vraie église. J’avais décidé depuis longtemps qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule vraie église. Je pensais que je n’avais qu’à trouver une église qui possédait tous ses points de la première colonne et aucun point dans la deuxième.

Bien évidemment, lorsque j’ai trouvé une église qui avait beaucoup d’idées dans ma première colonne, dont certaines que je n’avais jamais trouvées, dans aucune autre église auparavant, j’ai réalisé que mes listes ne m’aidaient pas. Elles me montraient que les Mormons étaient d’accord avec moi sur beaucoup de choses, mais elles ne me disaient pas si Dieu nous donnait raison, à mes listes et moi. Mes convictions de la première colonne pouvaient être erronées et j’étais plus intéressée par trouver la vérité que de trouver une église qui était d’accord avec moi quant à des questions d’ordre doctrinal.

Lors d’un camp de jeunesse, organisé par le groupe des jeunes mormons, auquel j’ai participé, mes amis et moi avions décidé de ne pas dormir sous la tente, mais de dormir à la belle étoile. Lorsque nous étions blottis dans nos sacs de couchage, mon amie Nola m’a demandé ce que je ressentais sur les choses que j’avais apprises au sujet du Mormonisme. Je lui ai dit que tout était intéressant, mais que j’étais frustrée parce qu’il n’y avait pas moyen de savoir si oui ou non c’était vrai.

Nola m’a doucement répondu : « Je sais ce qui est vrai ».

J’étais surprise par l’assurance dans sa voix. Je pouvais constater qu’elle le savait véritablement et j’en étais jalouse. Je voulais savoir. J’étais fatiguée de devoir deviner, fatiguée d’essayer de devoir y réfléchir pendant des heures ou de me fier à mes sentiments sur ce sujet, j’étais lassée de ne pas savoir.

« Comment le sais-tu? »

« Tu connais l’histoire de Joseph Smith, n’est-ce pas? »

Joseph Smith était le premier prophète mormon. À l’âge de quatorze ans, il se demandait également quelle église était vraie. Il a lu Jacques 1:5 qui dit que si l’on manque de sagesse, on peut la demander à Dieu et Il nous dira ce qui est vrai. Joseph a pris cette promesse au sérieux. Il est allé dans les bois pour prier et il a eu une vision de Dieu et de Jésus-Christ. Par la suite, des années plus tard, il a reçu la visite d’un ange qui l’a aidé à se préparer à devenir le prophète de l’église rétablie.

Je connaissais l’histoire de la vision de Joseph. J’étais à peu près sûre, cependant, que Dieu et Jésus n’allaient pas venir me dire à quelle église me joindre. Nola était d’accord là-dessus.

« Tu n’as pas besoin qu’ils viennent eux-mêmes, puisque tu n’as pas à rétablir l’Évangile sur la terre. Tu as juste besoin de faire ce que Joseph a fait. Tu dois prier. »

priere-mormone2Elle m’a appris à prier pour avoir des réponses à mes questions et savoir comment reconnaître les réponses quand elles me parviennent. Nola m’a expliqué que le Saint-Esprit m’apporterait les réponses que je recherchais. Je n’avais jamais recherché ce type de réponses auparavant. Mes questions précédentes pouvaient être répondues par des moyens matériels, tels que retrouver un objet perdu ou être protégé lorsqu’il y a  un danger. Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître les réponses qui me venaient. La prière, comme tout ce qui vaut la peine d’être appris, demande de l’entraînement. Mais, avec le temps, j’ai su avec certitude comment reconnaître les inspirations du Saint -Esprit et cela m’a permis de devenir Mormone, sachant que je faisais ce que Dieu voulait que je fasse.

Lorsque mes décisions sont importantes, je ne devine plus ni ne prend des décisions basées sur mon intellect. Je n’ai pas abandonné mon intelligence, c’est juste qu’il ne s’agit plus là de mon étape finale. Aujourd’hui, j’étudie attentivement la question et j’y pense à la fois intellectuellement et émotionnellement. Puis, je prends une décision. Ce sont les étapes que j’ai toujours suivies, mais maintenant j’y ajoute une nouvelle étape. Je soumets ma décision à Dieu et le Saint-Esprit me confirme que j’ai fait le bon choix ou m’indique que je dois en faire un autre.

Le Saint-Esprit : Avoir un mentor

Bien évidemment, je n’ai parfois pas le temps de faire tout cela. Certaines décisions doivent être prises à l’instant-même. Alors le Saint-Esprit peut envoyer un message rapide à mon coeur ou à mon esprit. Il m’a fallu de l’entraînement pour apprendre à faire la différence entre mes propres pensées et celles qui ont été placées là par le Saint-Esprit. Je fais très attention aux idées que j’ai. Je distingue la façon dont cette pensée m’est venue et ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Puis j’observe les résultats. Après un moment, j’ai réalisé que certains types d’impressions produisaient toujours de bons résultats. Celles-ci, je le savais, venaient de l’Esprit Saint, puisque l’Esprit Saint ne donne jamais de mauvais conseils, et aujourd’hui, tout en continuant à observer et à prendre note de ce qui se passe, je fais attention à ces impressions dont je sais qu’elles proviennent du Saint-Esprit.

Lorsque j’étais adolescente, j’ai été confrontée à beaucoup de tentations. J’ai donc trouvé très utile d’avoir un mentor à mes côtés qui pouvait voir dans l’avenir. Moi, je ne le pouvais pas, mais Dieu le pouvait. Il sait tout, et peut me prévenir de dangers que je ne peux pas voir par moi-même. Lorsque je me trouvais avec des amis et que le Saint-Esprit me disait de rentrer chez moi, j’ai appris à le faire même quand je ne voyais pas de raison particulière pour partir. J’ai souvent découvert, le lendemain, que j’aurais été très mal à l’aise avec les événements qui se sont déroulés ensuite.

J’ai eu la chance de recevoir le don du Saint-Esprit, lorsque toutes mes décisions, les plus importantes, se trouvaient encore devant moi sur mon chemin. La drogue et l’alcool ne m’intéressaient pas, même avant de devenir Mormone. J’avais vu d’emblée les dégâts qu’ils provoquent sur les autres. J’ai découvert que les moyens apparemment fades avec lesquels se divertissaient les Mormons étaient amusants en réalité. J’ai évité la plupart des dangers et des drames auxquels les autres adolescents étaient confrontés. Arrivée à l’âge adulte, le Saint- Esprit m’a aidé à faire des choix concernant le mariage et l’éducation de mes enfants. Lorsque j’ai du faire des choix de carrière, je pouvais demander à Dieu quelle décision prendre.

Un jour, peu de temps après mon baptême, je me trouvais à une fête organisée par l’une de mes professeurs du lycée. Mes camarades et moi étions invités à nous rassembler chez elle pour manger une pizza avant d’assister à un événement culturel. Nous devions assister à cet événement et à la fête également, c’était obligatoire. Il n’y avait qu’une seule autre adolescente Mormone présente à la fête. Elle et moi aidions notre enseignante à tout installer dans la cuisine quand un étudiant est arrivé et a demandé s’ils pouvaient apporter de la bière. Cette enseignante était jeune et elle voulait être populaire auprès de ses élèves, elle avait donc l’air mal à l’aise face à cette requête, mais elle leur a dit qu’elle fermerait les yeux pour cette fois.

Mon amie et moi nous sommes regardées l’une l’autre, nous rendant compte que la fête allait partir dans tous les sens. Les lois de l’Etat déclaraient que tout adolescent qui se trouvait dans une fête où de l’alcool était servi à des mineurs pouvait être arrêté même si il ou elle n’en avait pas bu. Nous sommes restées toutes les deux silencieuses pendant un moment et puis mon amie qui avait été Mormone toute sa vie et qui avait eu plus d’expérience avec le Saint-Esprit que moi, m’a fait signe de la suivre. L’Esprit lui avait indiqué que nous devrions prendre notre part de pizza et nous asseoir à l’extérieur. Si la police arrivait, nous pourrions expliquer que nous nous sommes senties mal à l’aise, mais que ne pouvions pas partir parce que nous étions obligés d’être là, mais qu’au moins nous étions sorties de la maison. Bien que personne ne soit venu, nous nous sommes senties plus à l’aise d’avoir notre repas loin d’une fête ayant abouti à de vrais problèmes pour certains étudiants qui y sont restés. Tout cela s’est produit à une époque où les téléphones portables n’existaient pas encore, de sorte que nous ne pouvions pas appeler de l’aide. Nous avons terminé rapidement notre pizza, puis nous avons demandé la permission de partir plus tôt pour aller au spectacle. Mon amie nous a conduits jusqu’au théâtre, et parce que nous sommes parties tôt, aucun des buveurs de bière n’a demandé à être conduits avec nous. Là, nous avons attendu que  notre professeur et nos billets arrivent. A la fin de la représentation, nous sommes parties rapidement. Nous avons appris plus tard que l’une des étudiants avait beaucoup trop bu et qu’elle était devenue vraiment malade pendant la fête, parce qu’elle n’avait pas eu le courage de refuser l’alcool qui lui avait été proposé.

Le Saint-Esprit : Il nous aide à aider les autres

soins-malades-mormonsIl y a plusieurs années en arrière, je servais en tant que responsable du service compatissant dans ma congrégation. Je devais m’assurer que les autres membres de la congrégation aient tout ce dont ils avaient besoin, que ce soit en leur apportant de quoi manger, qu’ils aient quelqu’un a qui parler ou un moyen de transport en cas d’urgence. Dans le cadre de mes responsabilités, je veillais chaque jour sur une femme âgée qui vivait seule. Je l’emmenais chez le médecin, à la pharmacie et à l’épicerie chaque semaine.

Après l’un de ses rendez-vous chez le médecin, elle est tombée malade à la pharmacie et elle a demandé qu’on la ramène chez elle. Puisqu’elle venait d’avoir un bilan de santé complet, je n’étais pas trop inquiète. Faire ses courses était une activité qui la fatiguait très souvent. Je lui ai acheté quelque chose à manger parce qu’elle était diabétique et que j’avais l’impression que son taux de sucre était bas, puis je l’ai ramenée chez elle. Je l’ai installée dans son fauteuil préféré avec quelque chose à manger et à boire, à portée de main, avant de rentrer chez moi. Je suis revenue deux fois pour vérifier si tout allait bien, en utilisant la clé qu’elle m’avait donnée, lorsqu’elle ne répondait pas. Ces deux fois-là, elle dormait paisiblement. Elle dormait profondément et était rarement réveillée lorsque je venais vérifier si tout allait bien pour elle, donc je n’étais toujours pas inquiète.

Ce soir-là je suis allée à une réunion à l’église. Tout en discutant avec quelqu’un avant que la réunion ne commence, une pensée m’est venue à l’esprit que je devais a nouveau aller vérifier si elle allait bien. Je n’ai pas prêté attention à cette impression, car je l’avais vue une heure à peine auparavant. Mais cette pensée m’est venue à nouveau. Cette fois, j’ai réalisé que c’était le Saint-Esprit qui me parlait et que ce n’était pas une de mes propres pensées. Cette reconnaissance a été suivie d’une mise en garde que je devais me rendre tout de suite chez elle, alors je suis partie de là et je suis allée chez elle.

Je l’ai trouvé toujours endormie, mais j’ai ressentie cette fois-ci, qu’elle ne dormait pas et que je devais appeler les urgences. Je l’ai fait, et quand ils sont arrivés, ils m’ont dit qu’elle était en coma diabétique. Ils ont réussi à la réveiller, parce qu’elle n’était pas restée inconsciente trop longtemps. Ils l’ont emmenée à l’hôpital, et je suis allée à l’église pour trouver les numéros de téléphone de ses filles, car je ne les avais pas avec moi et je n’arrivais pas à les joindre. Elle s’est rétablie depuis, mais je me suis souvent demandé ce qui se serait passé si j’avais continué à ignorer l’inspiration que j’avais reçue. J’ai réalisé, ce jour-là, combien j’avais besoin de faire confiance au Saint-Esprit, pas seulement pour moi, mais pour le bien-être de ceux dont j’étais responsable. J’aime le fait que le Saint-Esprit puisse me le faire savoir lorsque quelqu’un a besoin de moi.

J’aime avoir le contrôle sur ma vie. Il m’a été difficile d’apprendre à lâcher prise et à laisser Dieu faire les très grands choix à ma place. Toutefois, lorsque je regarde la façon dont les choses ont tourné, je me rends compte que je n’aurais jamais pu planifier ma vie telle que je l’ai vécue. Le Saint-Esprit m’a souvent demandé de faire des choses que je ne voulais pas faire, parce qu’elles étaient difficiles ou qu’elles se trouvaient en-dehors de ma zone de confort, et puis j’ai beaucoup aimé la façon dont les choses ont tourné. J’ai développé de nouveaux talents et de la force, j’ai exploré de nouveaux mondes et je suis devenue plus que ce que j’aurais été si j’avais continué à marcher le long du chemin plus aisé que j’aurais préféré suivre.

Le Saint-Esprit me protège du danger, mais plus que cela, il m’aide à devenir tout ce que Dieu sait que je peux être.

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