Archive for the ‘L’Expiation’ Catégorie

Touché par le Sentiment de Nos Infirmités

Jeudi 9 avril 2009

Il était normal, alors que le Sauveur était sur terre, qu’Il ait été tenté par tous les aspects, et par nous, et qu’il ait « été touché par le sentiment de nos infirmités », pour comprendre les faiblesses et les forces, les perfections et les imperfections de la pauvre nature humaine (Hébreux 4:15). Et ayant accompli ce qu’Il était venu faire; Ayant eu à s’attaquer à l’hypocrisie, la corruption, les faiblesses et l’imbécillité de l’homme; Ayant rencontré des tentations et des épreuves de diverses formes qu’Il a surmontées; Il est devenu un « fidèle haut prêtre »" pour intercéder avec nous dans le royaume éternel de Notre Père (Hébreux 2:17).

Jésus Christ est capable d’estimer, c’est-à-dire de donner une juste valeur à la nature humaine, car Il s’est trouvé dans la même situation que celle que nous vivons sur terre, Il sait comment porter nos faiblesses et nos infirmités. Il comprend aussi la profondeur, le pouvoir et la force des afflictions et des épreuves que les hommes affrontent au cours de leur vie. De par son empathie et son expérience, il lui est possible de les supporter.

Enseignements du Président de l’Eglise, John Taylor, 53.

Comment Y Echapper

Jeudi 9 avril 2009

Un homme qui marche au bord de la route tombe dans un trou si profond et sombre qu’il ne peut en ressortir et retrouver sa liberté. Comment pourra t-il se sauver de sa propre folie? Il ne pourra faire aucun effort, car il ne peut échapper à ce trou. Alors il appellera à l’aide et une gentille âme disposée, entendant ses cris de désespoir, se pressera pour venir l’aider, et en utilisant une échelle, lui permettra de sortir et d’atteindre de nouveau la surface de la terre.

Il s’agit précisément de la situation dans laquelle Adam s’est placé, lui ainsi que sa postérité, lorsqu’il a pris le fruit défendu. Tous les êtres ensemble dans le trou, aucun ne pouvait regagner la surface de la terre, aucun ne pouvait délivrer les autres. Le trou était un exil loin de la présence du Seigneur et la mort temporelle, la dissolution du corps. Et de tous les êtres sujets à la mort, aucun ne pouvait offrir un moyen de s’échapper.

Ainsi, dans cette miséricorde infinie, le Père a entendu les cris de Ses Enfants et a envoyé Son Fils unique, qui n’était pas sujet à la mort ou aux  péchés, pour nous permettre de nous échapper. Il a fait cela au travers de l’expiation infinie et de l’évangile éternel. Le Sauveur a dit, « je donne ma vie pour mes brebis.. . . . J’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » (Jean 10:15, 17-18).

Joseph Fielding Smith,  The Means of Escape, The Gift of the Atonement, Deseret Book, 2002, p.3.

Payer la Dette

Jeudi 9 avril 2009

Après la chute d’Adam, l’homme n’avait aucun autre moyen d’être ressuscité de la mort, autrement que par la mort de l’Etre Divin. Une loi merveilleuse et éternelle avait été enfreinte, et la mort d’un Dieu était rendue nécessaire, réellement, pour racheter la faute commise et pour permettre le salut des hommes ainsi que le salut du monde…

J’aime réfléchir à cela d’un point de vue pratique, de façon à ce que l’on puisse clairement le comprendre… Si vous aviez perdu la maison dans laquelle vous étiez né, l’ancienne famille qui était chère à votre cœur, à cause d’un moment de faiblesse au cours duquel vous auriez présumé de vos forces, et que vous aviez hypothéqué cette maison, et pensant que vous pourriez facilement la racheter, ne vous sentiriez-vous pas affligé et triste de découvrir que finalement il n’était pas possible de la racheter et que l’hypothèque était saisie et qu’ainsi il n’y avait plus aucun moyen de récupérer la maison?

Supposons qu’à un tel moment, un de vos amis puisse s’arranger avec la banque, et qu’il dise au propriétaire de l’hypothèque, « Vous ne voulez pas cette propriété. »

Il répondrait alors « Non, je veux mon argent. »

« Très bien, je peux vous rembourser. Je vous donnerai l’argent, et vous me rendez l’hypothèque. »

Et lorsque cet ami a payé le prix et qu’il a récupéré le titre de propriété de la maison, ne serait-il pas un merveilleux ami s’il venait vous dire, « Je crois qu’il s’agit de ta maison, et je sais que tu l’aimes beaucoup. Je sais que cela a été dur pour toi de la perdre. Pourtant, je l’ai rachetée. Elle m’appartient, mais je te propose de te la rendre à certaines conditions. Elles sont simples. Et je sais que tu pourras les satisfaire. Je ne te la rendrai pas uniquement comme je l’ai achetée, mais j’ai aussi décidé de la glorifier. Je la rendrai plus belle et plus merveilleuse qu’elle n’a jamais été, et je te la rendrai pour l’éternité. »

Ne serait-il pas un ami merveilleux? C’est le genre d’ami dont le monde dispose en la personne de Jésus Christ. L’hypothèque de la mort a été saisie, et la mort a déclaré la sienne. La tombe reçoit le corps, et c’est là qu’il restera pour l’éternité, ce qui aurait été le cas si Jésus Christ n’était pas intervenu. Il s’est arrangé avec le détenteur de l’hypothèque. Il a payé le prix de sa vie, et, de certaines façons qui ne sont pas encore comprises dans leur intégralité, il a acquis une valeur largement reconnue, a troqué, échangé et donné au détenteur de l’hypothèque, et a satisfait les revendications au sujet des corps terrestres.

Jésus Christ nous a achetés; Il nous a rachetés; Il nous a amenés; Et nous Lui appartenons. Et maintenant, Jésus Christ nous propose de nous rendre nos corps, mais dans une version glorifiée. A ceux qui respectent la loi, Il promet de rendre un corps céleste, emplie de pouvoir céleste, de gloire et de splendeur; et à ceux qui décident de respecter les règles terrestres, un corps moins glorieux, mais tout de même glorieux et splendide; et des corps telestes à ceux qui respectent les règles telestes; Ainsi il offre à chacun Ses privilèges. Voici ce que le Seigneur Jésus Christ a fait, pour les hommes.

Melvin J. Ballard, Paying the Debt, The Gift of the Atonement, 2002, Deseret Book, p. 4-5.

Une Table de Sacrement Vide

Jeudi 9 avril 2009

Un dimanche matin, notre fils adolescent se tenait avec deux autres prêtres pour administrer le sacrement, comme ils l’avaient réalisé à de multiples occasions avant cela. Ils ont retiré le linge blanc et à leur grande surprise, il n’y avait point de pain. L’un d’entre eux s’est éclipsé dans la salle réservée aux préparations en espérant en trouver. Il n’y avait point de pain. Enfin, notre fils s’est dirigé vers notre pasteur et lui a fait part du problème. Notre sage pasteur s’est alors levé afin d’expliquer la situation aux membres présents dans l’Eglise, et il a demandé: « Et si la table du Sacrement était vide aujourd’hui parce qu’il n’y a jamais eu d’Expiation? ». J’ai souvent repensé à cela, que se passerait-il s’il n’y avait point de pain car il n’y avait jamais eu de crucifixion et qu’il n’y avait point d’eau car le Seigneur n’avait jamais perdu de sang? S’il n’y avait jamais eu d’Expiation, quelles en seraient les conséquences pour nous? Bien sûr, la question est maintenant discutable, mais elle met en perspective notre dépendance vis-à-vis du Seigneur. Lorsque l’on pose et que l’on répond à cette question, nous développons notre connaissance et notre appréciation vis-à-vis du Sauveur. Que se serait-il passé, même pour les justes, s’il n’y avait pas eu le sacrifice d’expiation? Cette question agite en profondeur les émotions humaines. 

D’abord, il n’y aurait point de résurrection, ou comme il est suggéré explicitement par Jacob: « Cette chair aurait dû se coucher pour pourrir et se désagréger, et retourner à la terre, sa mère, pour ne plus se relever. » (2 Nephi 9:7).

Deuxièmement, nos esprits deviendraient sujets au démon. Il aurait « tous les pouvoirs sur vous » et  » il vous scelle comme siens  » (Alma 34:35). En effet, nous deviendrions comme lui, même «  anges d’un démon  » (2 Nephi 9:9).

Troisièmement,  nous serions «  exclus de la présence de notre Dieu  » (2 Nephi 9:9), et demeurerions pour l’éternité aux côtés du père des mensonges.

Quatrièmement, nous « endurerions un tourment infini » (Mosiah 2:39).

Cinquièmement, nous serions sans espoir, car si « Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.. . . . Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. » (1Corinthiens 15:14, 19). . . .

Sans l’Expiation, la vision fataliste de la vie de MacBeth serait tragiquement correcte; Ce serait alors une pièce de théâtre sans intérêt.

La vie est comme une ombre se déplaçant, un mauvais joueur,

Qui se pavane et se tracasse sur la scène,

Et que l’on entend plus, c’est comme un conte,

Raconté par un idiot, fait de sons et de fureur,

Qui ne signifient rien.  (William Shakespeare,  Macbeth, 5.5.24-28)