Archive for the ‘Enseignements de Jésus Christ’ Catégorie

Qu’est ce que le Sermon sur le Mont?

Mercredi 8 avril 2009

Le sermon sur le mont constitue le discours le plus célèbre de Jésus Christ. De nombreux Chrétiens et non Chrétiens ont été impressionnés et motivés par Ses enseignements. Certains s’y réfèrent comme à la révélation des Lois supérieures à l’époque où le peuple de Dieu avait encore l’obligation de suivre des lois inférieures. A un niveau plus superficiel, le sermon du mont et son homologue dans Luc – le sermon de la plaine- sont des discours qui commentent l’éthique des Lois de Moise. Ces auteurs ont conservé certains éléments, en gardant sous silence d’importants sujets, et en ont transformé ou réformé d’autres.

Les trois points principaux du sermon du mont semblent représenter la signification ainsi que l’objet du sermon dans son intégralité: les Béatitudes, les six antithèses de Matthieu 5, et les indications données aux disciples qui leur expliquent comment s’occuper des troupeaux. Les béatitudes, un terme plus récent qui provient du latin « béni », qui est relativement simple et explicit, représente l’un des enseignements les plus profonds du sermon. Les béatitudes forment un ensemble cohésif, et lorsqu’on les lit sous la forme d’une séquence, elles détaillent le processus qui mène de la conversion au salut. La première béatitude promet aux pauvres une place dans le royaume du paradis (Matthieu 5:2), un procédé qui s’accorde bien avec ceux qui découvrent l’évangile et se préparent au baptême. La seconde béatitude promet à ceux qui « sont affligés » qu’ils « seront consolés » (Matthieu 5:3), un sentiment qui représente tous ceux qui entrent dans le royaume et qui subissent le processus souvent douloureux de la repentance.

Chacune des béatitudes s’ajoute et se construit sur la précédente. Pourtant, la huitième béatitude s’applique à tous ceux qui ont vécu une vie digne du Christ, nous rappelant que le diable ne nous laissera pas progresser vers le salut, sans s’y opposer. (« Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. « ). L’ordre séquentiel des béatitudes semble être en correspondance directe avec l’ordre des ordonnances de l’évangile. Les béatitudes représentent l’essence des exigences nécessaires pour pénétrer dans le royaume du paradis.

Un deuxième élément important se trouve au sein des cinq lois qui sont transformées dans Matthieu 5. Dans l’ordre, elles sont « Tu ne tueras point, » « Tu ne commettras point d’adultère, » « Tu ne te parjureras point, » « oeil pour oeil, » et « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » (Matthieu 5:21, 27, 33, 38, 43). Il est surprenant de noter que tous ces passages ne sont pas des citations directes de l’Ancien Testament; certaines, par exemple, se réfèrent spécifiquement aux écritures saintes (Exode 20), et d’autres semblent résumer une interprétation des lois:  » Tu ne te parjureras point. » Au sein de ces cinq lois ou concepts importants qui ont été modifiés, nous pouvons remarquer la présence de plusieurs manquements. Par exemple, la loi du sacrifice et la loi de la dîme et des offrandes n’ont pas été modifiées. 

Les cinq lois de Matthieu ne reprennent pas tous les éléments du contexte, au contraire elles enseignent une méthode – une méthode pour internaliser des commandements externes. En essence, la question est la suivante: qu’est ce qui est le plus grand, un commandement externe ou un principe interne? Si nous obéissons aux commandements externes, obéirons-nous toujours aux principes? Et si nous obéissons aux principes, obéirons-nous aux commandements? Au cœur du sermon sur le mont se trouvent des enseignements qui nous aident à internaliser des commandements externes et ainsi à atteindre un niveau d’obéissance plus élevé.

Le dernier chapitre du sermon sur le mont n’enseigne pas aux disciples de nouvelles doctrines, mais les forment aux futures affaires et au futur gouvernement de l’Eglise. Par exemple, il leur enseigne comment faire la différence entre ceux qui ressemblent à des brebis mais qui n’en sont pas, et à distinguer ceux qui appellent le Seigneur pour des causes justes et ceux qui connaissent Son nom et prétendent réaliser Sa mission mais qui sont emplis d’inéquité. Le problème n’est pas l’empiètement du dehors mais la corruption du centre. La pureté du royaume est notre priorité, et on a enseigné aux disciples du Seigneur comment maintenir cette pureté. Dans presque tous ses aspects, le sermon du mont nous enseigne comment être Chrétien de l’intérieur à l’extérieur, une transformation qui plus tard façonnera l’environnement. Les changements de comportement ont une plus grande influence sur l’environnement que les changements de l’environnement sur les comportements.

Trouver la Paix en Jésus Christ

Mercredi 8 avril 2009

Take My Hand

 

 

Jésus Christ est l’auteur de la paix, ainsi que le Prince de la Paix. Dans ce laboratoire éducatif qu’est la vie, nous découvrons que la paix survient lorsque nous lui donnons la priorité dans nos vies. Nous apprenons à savoir qu’Il vit, que le Christ a réellement payé le prix pour nos péchés, pour notre mauvaise vue, pour nos faiblesses, en souffrant lui-même pour chacun d’entre eux, et qu’Il est devenu notre Défenseur avec le Père au travers du sacrifice de l’Expiation du Christ, pour nous autoriser, nous inspirer, nous sauver et nous racheter. Lui seul peut nous donner la paix, au travers du Don de Son Esprit.

Les paroles du Sauveur sont claires et elles s’adressent à vous et à moi: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point.  » (Jean 14: 27).

Jésus souhaite que nous puissions nous reposer, et alors que nous ressentons Son amour, nous nous sentons guidés le long des « eaux calmes ». Nous pouvons ressentir cela même dans le torrent des épreuves, et lors des tempêtes violentes que nous traversons dans nos vies. Lorsque nous pensons que Dieu s’est détourné de nous, lorsque nous nous demandons comment et pourquoi Il permet à une douleur innocente ainsi qu’à une peine émotionnelle de nous atteindre, nous découvrons qu’Il est toujours là pour nous. Il ne s’éloigne jamais. Il ne nous abandonne jamais. Il ne nous peine et ne nous blesse jamais, mais Il permet quelquefois au mal que d’autres causent de faire son chemin, afin que les mauvais soient jugés car personne ne peut être forcé de le suivre et de l’aimer. Ceux qui infligent volontairement de la peine souffriront jusqu’à ce qu’ils se repentent. Alors que la miséricorde du Christ est parfaite, les exigences de la justice traversent cette vie et la prochaine.

Usurper le principe de responsabilité, même si cela signifie annuler toutes les conséquences du mal, s’opposerait au plan du bonheur éternel. Il n’existe pas de « bien forcé ». Si on nous poussait à obéir à chaque moment, nous ne pourrions pas grandir librement. Nous serions en quelques sortes des robots spirituels et émotionnels agissants comme des charlatans de la vie. Puisque le projet de Dieu est plus grand et mieux que cela, il en est de même pour le risque et la fréquence de la souffrance. Tout cela, pourtant, sera vaincu par Notre Sauveur.

Si vous vous demandez si Jésus Christ est proche lors des épreuves, prenez un moment pour réfléchir aux paroles de Truman Madsen, un éducateur Mormon:

« Toutes les violences mortelles ne pourraient éteindre l’étincelle divine. Si seulement vous saviez qui vous êtes, et ce que vous avez fait, et comment vous avez gagné les privilèges de la mortalité, et pas seulement de la mortalité mais de ce moment, de cet endroit, de cette religion, et les associés qui avaient pour mission de croiser votre chemin et d’intervenir dans vos vies; Si vous aviez maintenant la vision que vous aviez alors face aux épreuves, et aux tentatives (que j’appelle dans les moments amers, l’allée des épouvantes) auxquelles la mortalité donne lieu; si vous connaissiez l’infini pouvoir latent qui est enfermé et caché pour votre propre bien – si vous connaissiez ces choses, vous ne cèderiez plus aux difficultés qui sont bien trop nombreuses dans nos sociétés aujourd’hui. Partout… le déni de la valeur et de la dignité de l’homme. » (Truman Madsen, The Highest in Us, Bookcraft, 1978, p.12.)

Si vous ne savez pas qui est Jésus Christ, si on vous a enseigné qu’Il n’était qu’un homme, si vous vous posez des questions et que vos pensées s’entremêlent, nous vous invitons à étudier de plus près Sa vie, Ses évangiles, Ses enseignements et de demander à Dieu si Jésus est bien Son Fils, au travers duquel vous découvrirez tout ce dont vous avez besoin pour atteindre le bonheur.

Je vous assure qu’Il est la réponse que vous attendez, si vous êtes à la recherche de la paix. Il est votre défenseur. Connaître Jésus Christ est possible pour tous. « Dans un monde de plus en plus injuste, pour survivre et pour trouver le bonheur et la joie, peu importe ce qui se présente à nous, nous devons nous tenir aux côtés du Seigneur » (James E. Faust, apôtre, Ensign, Nov. 2004, 18.)

Que Jésus Christ nous a t-Il enseigné au sujet des Lois de Moise?

Mercredi 8 avril 2009

Le Nouveau Testament présente Joseph et Marie, la Mère de Jésus Christ, comme des Juifs pratiquants (Luc 2:22-24). Luc nous révèle que Jésus a été élevé selon les coutumes du peuple juif (Luc 2:41-42). Ainsi, nous en déduisons que Jésus a du respecter les Lois de Moise, en tant que Fils obéissant et fidèle de la Loi.

Au cours de Son ministère mortel, Jésus Christ a souvent cité les écritures saintes juives, c’est-à-dire la Loi, les Prophètes et les Psaumes (Luc 4:4, 8, 12). Lors de Son fameux sermon sur le mont, Jésus a enseigné « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matthieu 5:17-18).

Comme d’autres dirigeants religieux et professeurs juifs de son époque, Jésus a défié le peuple d’Israël à vivre selon le coeur et le but des Lois de Moise, en condamnant l’hypocrisie (Matthieu 15:3-9).

Jésus Christ croyait que les Dix Commandements se situaient au Coeur des Lois de Moise; qu’il s’agissait d’un résumé des obligations de l’humanité face à Dieu et aux peuples, pour l’éternité (Matthieu 109:16-19).

Lorsqu’on lui a demandé lequel était le plus grand des Dix Commandements, Jésus a dit « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.  » (Matthieu 22:36-40).

Ainsi, Jésus Christ offre à l’humanité un ensemble de principes puissants et clairs, profondément ancrés dans les Lois de Moise qui devraient gouverner les comportements individuels et collectifs- afin d’agir honorablement et avec amour face à ceux que nous rencontrons lors de notre voyage dans la vie.

Le Pouvoir Rédempteur de l’Expiation

Mercredi 8 avril 2009

La Chute d’Adam a initié dans notre monde la mort physique, qui constitue une séparation entre le corps et l’esprit (Jacques 2:26), ainsi que la mort spirituelle, une séparation d’avec Dieu ou aliénation des choses de Dieu (Alma 12:32). L’Expiation du Christ répare, ou rachète les effets de la Chute. La Rédemption que Bruce R. McConkie nous a enseignée est de deux sortes, conditionnelle et inconditionnelle. (Mormon Doctrine, 2d ed., Bookcraft, 1966, 623.)

La rédemption inconditionnelle offre à l’humanité deux dons. Le premier don inconditionnel est que tout ceux qui ont vécu et qui vivront dans la mortalité seront sauvés de la mort physique par la résurrection, parce que Jésus « a goûté la mort pour tous les hommes » (Hébreux 2:9). Jean a enregistré le témoignage du Sauveur qui a dit que tous « Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.  » (Jean 5:29).

Que nous soyons justes ou injustes, nous serons tous élevés dans un corps immortel, qui ne sera plus jamais sujet à la mort, à la souffrance, à la maladie ou à la fatigue du corps mortel (Alma 11:41-45). J’ai appris à apprécier cette bénédiction lorsque j’étais adolescent. Mon père souffrait des symptômes du diabète, dont la perte de la vue lors des deux dernières années de sa vie. Bien que j’ai ressenti un grand vide lorsqu’il est mort au cours de ma dernière année de lycée, j’ai aussi ressenti une grande paix en sachant que son esprit se verrait offrir un corps parfait qui ne serait pas sujet aux afflictions physiques dont il a souffert dans sa vie. J’étais content de savoir qu’en mourrant il avait retrouvé la vue, et qu’il pouvait de nouveau voir sa famille qu’il n’avait pas vu depuis deux ans. « Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.  » (Jean 9:39).

La seconde bénédiction inconditionnelle de l’Expiation est présentée dans notre deuxième Article de Foi: « Nous croyons que les hommes seront punis pour leurs propres péchés et non pour les transgressions d’Adam ». Bien que chacun d’entre nous ait probablement été influencé par la Chute d’Adam (c’est pourquoi, nous faisons tous l’expérience de la souffrance, la douleur, la maladie et la mort), la miséricorde infinie du Christ nous empêche d’être punis pour les transgressions d’Adam ou les péchés d’autrui. Il est possible que nous souffrions en conséquence des péchés d’autrui, mais cette souffrance ne constitue pas une punition infligée par Dieu. Si Dieu punissait une personne pour les péchés d’autrui, cela serait injuste. Jean a repris les paroles de Jésus: « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,  » (Jean 5:22) et « et mon jugement est juste » (Jean 5:30).

La rédemption de la mort physique est inconditionnelle, mais la rédemption de la mort spirituelle ne l’est pas. « La rédemption conditionnelle », a dit Bruce McConkie « est synonyme d’exaltation et de vie éternelle. Elle vient par la grâce de Dieu et par la charité, et constitue la rédemption des effets de la chute temporelle et spirituelle » (Mormon Doctrine, 623).

Nous nous aliénons nous-mêmes de Dieu, et nous mourrons spirituellement au travers des péchés. Et à cause des péchés, Jean nous a expliqué que tout ce dont nous avons besoin est d’une Expiation (1 Jean 1:8). Jean nous explique aussi que l’Expiation nous protège de la mort spirituelle si nous respectons le principe de repentance et si nous obéissons aux principes de Dieu, et elle rend la renaissance spirituelle possible (Jean 3:3-5, 8:51). « Et si quelqu’un a péché » Jean a témoigné, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (JST, 1 Jean 2:1-2). . .

Le terme Expiation signifie se réconcilier ou s’affilier avec quelqu’un, ici il s’agit de s’affilier avec Dieu. Jésus, qui était avec le Père, a agit dans le but d’une médiation avec Dieu par laquelle nous sommes « de nouveau amenés à communier avec le Père, et nous sommes capables de vivre et d’évoluer en tant qu’êtres ressuscités dans les mondes éternels. » (James Talmage dans Hugh B. Brown, The Abundant Life, 1965, 315). En faisant cela, Jésus Christ qui est l’ « auteur et le créateur de nos fois » répond aux limites de la loi, en intégrant notre bonheur éternel, qui est la fin ou l’ »objet et le modèle de notre existence » (Enseignements du Prophète Joseph Smith, 1976, 255).

La repentance conditionnelle nécessite que nous nous repentions entièrement de tous nos péchés. La repentance qui nous amène au pardon complet des péchés s’accompagne de souffrance. Spencer W. Kimball a dit: « Il ne peut y avoir de pardon sans repentance réelle et totale, et il ne peut y avoir de repentance sans punition ». Le pécheur qui refuse de se repentir paiera pour ses péchés au prix fort (« To Bear the Priesthood Worthily, » Ensign, 1975, 78). . . .

Le pécheur qui se repent peut-il échapper à la souffrance dans sa totalité, ou sera-t-il sujet à certaines des exigences du principe de justice? Le pécheur qui se repent peut-il satisfaire les exigences de la justice par sa seule souffrance, par son acte de repentance?

Dallin H. Oaks, un apôtre du Seigneur, a répondu à cette question. Il a dit:

Ces vers signifient-ils qu’une personne qui se repent n’aura pas besoin de souffrir du tout car la punition dans sa totalité sera endurée par Notre Sauveur? Non, ils signifient que la personne qui se repent ne ressentira pas autant de souffrance que celle que le Sauveur a ressenti pour le même péché. Les pécheurs qui se repentent ressentiront de la souffrance, mais, grâce à la repentance et à l’Expiation, ils ne ressentiront pas toute la souffrance que le Sauveur a ressentie pour ce même péché… Le souffrance qui pousse un transgresseur à se repentir est sa propre souffrance. Mais la souffrance qui répond aux exigences du principe de justice pour toutes les transgressions pour lesquelles nous nous sommes repentis, est la souffrance de Notre Sauveur et Rédempteur… Certains pécheurs demandent « Pourquoi dois-je souffrir? »… « Maintenant que j’ai dit être désolé, pourquoi ne pas m’accorder la miséricorde et oublier toute cette histoire? »… Le pécheur qui se repent doit changer, et les conditions de la repentance, dont la confession et la souffrance personnelle, sont essentielles pour que ce changement puisse avoir lieu. Si le pécheur était dispensé des étapes de la repentance, alors il ne pourrait réaliser les changements nécessaires à son salut » (« What Think Ye of Christ, Ensign, November 1988, 67).

Les Nouvelles Créatures dans le Christ

Mercredi 8 avril 2009

Paul a enseigné que venir à Jésus Christ signifie pénétrer dans un nouveau domaine de l’existence, un domaine spirituel. Il s’agit de renoncer à la mort et d’entrer dans la vie, de repousser le mal et les ténèbres et d’apprendre à marcher sur le chemin de la justice et de la lumière. « Ignorez-vous »,  Paul a demandé aux Romains,   »que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché.  » (Romains 6:3-6).

La nouvelle vie dans le Christ a pour conséquence une nouvelle énergie, un nouveau dynamisme, une nouvelle source de force et de pouvoir. Ce pouvoir est Jésus Christ. Trop souvent les gens réalisent des actions, font le bien et accomplissent leurs tâches et ne ressentent que peu de satisfaction. Un écrivain chrétien nous a offert cette pensée:

Il existe certaines choses aussi ennuyeuses que d’être religieux, mais il n’y a rien de plus excitant que d’être Chrétien!

La plupart des gens n’ont jamais découvert la différence entre les deux, ainsi il y a ceux qui tentent avec sincérité de vivre une vie qui n’est pas la leur, substituant la religion à Dieu, la Christianité au Christ, tout en cherchant l’énergie, la joie et le pouvoir de l’Esprit Saint. En l’absence de réalité, ils ne saisissent que les rituels, défendant obstinément les derniers en l’absence des premiers, de peur de se trouver dénués de tous!

Ils existent des lampes sans huile, des voitures sans essence, des stylos sans encre, déroutés par leur propre impuissance, en l’absence de ce qui fait de l’homme un être fonctionnel; Car l’homme a été crée par Dieu afin que le présence du Créateur dans la créature soit indispensable à son humanité. Le Christ S’est  sacrifié pour nous afin de Se donner à nous! Sa présence replace Dieu dans l’homme! Il est venu pour que nous ayons une vie – la vie de Dieu!

Il y a ceux qui ont une vie qu’ils n’ont jamais vécue. Ils sont venus au Christ et l’ont remercié seulement pour ce qu’Il a fait, mais ne vivent pas dans le pouvoir de qui Il est. Entre le Jésus qui était, et le Jésus qui sera, ils vivent dans un vide spirituel, essayant sans trop de zèle de vivre pour le Christ une vie que seul Lui peut vivre au travers d’eux. (W. Ian Thomas,  Classic Christianity, 1989, foreward.)

Les disciples de Jésus doivent s’efforcer de faire le bien. Ils doivent réaliser leurs devoirs à l’Eglise ainsi qu’à la maison, même s’ils n’en ont pas vraiment envie. Ils ne peuvent pas laisser les tâches du royaume aux autres parce qu’ils n’ont pas été changés et qu’ils ne sont pas nés de nouveau. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils devront toujours rester comme cela. Chacun d’entre nous peut changer, nous pouvons changer, nous devons changer, et c’est le Seigneur qui nous changera. Venir à Jésus Christ a pour conséquence bien plus que de nous purifier, aussi important que cela soit-il. Venir à Lui nous emplit. Nous parlons souvent de l’importance de se faire purifier, ou sanctifier. Il s’agit de recevoir l’Esprit Saint, qui n’est pas uniquement un révélateur mais aussi un sanctificateur, qui débarrasse nos âmes des saletés et impuretés. Ce processus est appelé le baptême par le feu. Etre purifié est essentiel, mais s’arrêter là signifie refuser des bénédictions bien plus grandes. Paul suggère l’idée de se clouer nous-mêmes (d’une certaine manière) sur la croix de Jésus Christ, de clouer nos anciens nous, les anciens auteurs des péchés. Il a écrit: « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Galates 2:20).

Il s’agit d’une nouvelle vie en Jésus Christ.

Pourquoi Jésus a t-Il invité les Peuples à « Venir à Lui »?

Mercredi 8 avril 2009

untitled4Matthieu a conservé les paroles, maintenant célèbres, de Jésus, « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  » (Matthieu 11:28). En s’opposant aux professeurs juifs de l’époque, Jésus Christ invitait les peuples à venir à Lui, et non à la Loi. Aucun professeur avant ou même après Lui n’a invité Israël à venir à lui. Au contraire, ils invitaient les peuples à respecter la loi, ou les enseignements de sagesse qui reprenaient la loi. Cette invitation surprenante prouve, une fois de plus, que Jésus Christ se distinguait des autres professeurs de la Loi, et qu’Il se situait au dessus de la Loi et de la Sagesse.

L’invitation de Jésus à « venir à moi » a été suivie par la promesse faite à ceux qui ont entendu son appel, qui comprend un paradoxe dont il est souvent question dans les enseignements de Jésus Christ - un joug doux, et un fardeau léger (voir Matthieu 11:30). Encore une fois, Jésus Christ se distingue des autres professeurs religieux qui « lient des fardeaux pesants » sur leurs disciples (Matthieu 23:4).

Au final, la promesse la plus importante faite par Jésus est que ceux qui sont venus à lui trouveront le « repos » (Matthieu 11:28). Il est important de noter que Jésus Christ ne dit pas que le travail cessera, comme le chapitre précédent démontre qu’il y a assez de travail (voir Matthieu 10). Au contraire, Jésus promet que les peurs de la vie, les challenges, les espoirs anéantis, et les problèmes seront amoindris lorsque l’on apprendra à devenir doux et humbles dans nos cœurs. Apprendre à connaître Jésus apporte un repos unique au Moi profond, une paix qui surpasse la compréhension (Matthieu 11:29).