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Qui a tué Jésus?

Jeudi 9 avril 2009

At The TombLes évangiles nous offrent des informations détaillées au sujet des dernières vingt-quatre heures de la vie de Jésus Christ, et de Son exécution (Matthieu 26-27; Marc 14-15; Luc 22-23 et Jean 18-20). Les experts sont presque unanimes quant à l’interprétation des évangiles synoptiques qui indiquent qu’un groupe de Romains aurait tué Jésus lors de la fête de Pâques, autour de 30 ap. J.C. à Jérusalem. Pourtant, les auteurs des évangiles évoquent une conspiration pour arrêter Jésus Christ dans laquelle des leaders juifs de Jérusalem étaient impliqués (Matthieu 26:3-4), ainsi qu’au moins un des disciples de Jésus Christ, Judas Iscariot (Matthieu 26:14-16) et Ponce Pilate, le gouverneur romain. Le Nouveau Testament contient d’autres éléments quant à l’implication de Pilate (voir Actes 3:13; 4:27; 13:28; 1Thimothé 6:13).

En abordant Son arrestation à Gethsémani, les Evangiles soulignent que Jésus Christ est passé entre les mains de divers groupes pour finir entre celles de ceux qui Lui ont donné la mort.

Depuis au moins le début du Moyen-âge, les chrétiens européens, qui sont cent- pourcents non juifs, ont commencé à tenir tous les juifs pour responsable, ceux du passé mais aussi ceux du présent, pour avoir causé la mort de Jésus Christ, en se focalisant sur certains passages du Nouveau Testament, qu’ils considèrent comme anti-juifs si ce n’est antisémites. Ceux qui ont ainsi interprété ces passages ont très certainement oublié que Jésus était juif, tout comme Ses apôtres. Les textes du Nouveau Testament, contrairement aux portraits faits au théâtre et au cinéma, révèlent une réponse complexe offerte par Son peuple face à la mission de Jésus; Certains pensaient qu’Il était le Messie longtemps promis, d’autres le voyaient comme un homme saint, un prophète, un guérisseur ainsi qu’un professeur. Certains ressentaient des sentiments ambivalents en écoutant Son message, et quelques-uns Lui étaient ouvertement hostiles. Pourtant, ce petit mais puissant groupe avait souvent peur du « peuple » (Matthieu 2:5), ce qui suggère que la plupart des Juifs vivant en Palestine juive étaient bien disposés à l’égard de Jésus. D’autres Juifs, qui vivaient dans le Bassin Méditerranéen et dans l’Est proche, n’avaient pas ou peu eu vent des activités et des évènements qui entouraient l’arrestation et l’exécution de Jésus jusqu’à bien après que ces derniers se soient produits.

Il semblerait qu’aucune personne et qu’aucun groupe seul ne soit responsable de la mort de Jésus Christ mais que de nombreuses personnes et groupes aient été impliqués dans les terribles évènements de cette fête de Pâques fatidique qui s’est achevée sur la crucifixion de Jésus de Nazareth.

« Après une entrée messianique à Jérusalem, juste avant Pâques en 30 ap. J.C., Il a été arrêté pour avoir représenté une révolution potentielle et a été exécuté (par crucifixion) par ordre du procurateur romain Ponce Pilate, probablement à l’instigation de cercles juifs qui craignaient la réaction romaine face à l’agitation messianique ».  

R. J. Zwi Weblowsky and Geoffrey Widoder, eds. , The Oxford Dictionary of the Jewish Religion (New York: Oxford University Press, 1997), p. 368

« Quelquefois, certains soutiennent que si les Juifs ont tué Jésus (comme il est dit dans l’évangile de Jean), cela a du être une bonne chose, puisque cet évènement a donné lieu à la résurrection. Mais que cela ait été une bonne ou une mauvaise chose, la responsabilité de la crucifixion doit être affirmée honnêtement. De plus, il serait bon que les Catholiques post Vatican II ainsi que les Protestants comprennent que les Juifs se lèvent pour chacun d’entre nous. Comme nous le verrons plus loin, il existe une vérité profonde dans l’interprétation de la responsabilité commune, mais elle ne pourra jamais excuser l’incarnation d’une responsabilité universelle par aucun groupe, et certainement pas par les « Juifs ». »

John Dominic Crossan, Professeur Emérite à la DePaul University, il a aussi été un membre fondateur du Séminaire de Jésus.

Qu’est ce que la Via Dolorosa?

Jeudi 9 avril 2009

De nombreux visiteurs de la Vielle Ville à Jérusalem aiment se promener le long du trottoir bondé qui est marqué en Arabique, en Anglais et en Hébreux comme la « Via Dolorosa ». Le nom latin signifie la « Voie de la peine », « le Chemin du Chagrin » ou le « Chemin de la Douleur ». D’après une tradition qui remonte à Ricoldus de Montecrucis en 1288, la Via Dolorosa serait une route sur laquelle Jésus aurait marché après le jugement de Pilate, après qu’Il ait été condamné, vers Golgotha, l’endroit de son exécution (voir Matthieu 27:31-33; Marc 15:20-22; Luc 23:26-33 et Jean 19:16-17). Au cours des siècles suivants, des Sites de la Croix sont apparus aux endroits où des évènements importants se seraient déroulés lors de la dernière semaine de Jésus, dont l’endroit où Simon de Cyrène a porté la croix, de même celui où Véronique a essuyé le visage de Jésus, et l’endroit où Jésus est tombé pour la troisième fois. Certains de ces évènements, pourtant, ont été connus grâce à des écrits non canoniques ou grâce à des légendes qui ne trouvent pas leurs origines dans les écrits de l’évangile.

Finalement, vingt-cinq Sites ont été établis tout au long de ce chemin. Sept Sites sont situés dans le quartier musulman de la ville; deux se trouvent dans le quartier chrétien mais hors de l’Eglise de la Sainte Sépulture; et les cinq derniers sont situés au sein des murs de l’Eglise de la Sainte Sépulture. Les archéologues et historiens ont tous rejeté l’hypothèse selon laquelle cette route aurait été empruntée par Jésus Christ. La plupart d’entre eux sont d’accord sur le fait que Jésus a été jugé par Pilate au sein du Palais de Hérode le Grand, qui se trouvait à l’ouest de la ville, et non pas dans la forteresse d’Antonia, situé à l’est de la ville, l’endroit où le premier Site de la Croix est aujourd’hui situé, sur la Via Dolorosa. De plus, la route initiale se trouvait probablement bien en dessous du niveau de la Vielle Ville actuelle, et dans une autre partie de la ville. Néanmoins, de nombreux pèlerins continuent à marcher le long de la Via Dolorosa, afin de contempler le dernier parcours de Jésus Christ, le Messie qui a souffert pour nous.

Jésus Christ, un Défenseur

Jeudi 9 avril 2009

Avant Sa naissance, même avant le commencement du monde, Jésus Christ s’était déjà engagé à jouer le rôle de Sauveur auprès de Notre Père. Un défenseur est une personne qui plaide pour défendre autrui.

Jean a expliqué Son rôle dans 1 Jean, chapitre 2 de la Bible (version King Charles):

1. « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. »

2. « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. »

Dieu est un dieu juste. Il nous a offert des lois auxquelles Il aimerait que nous obéissions. Pourtant, Il est aimant et Il nous connaît à la perfection. Grâce à cela, Il sait que nous ne respecterons pas toutes les lois et que nous pècherons au cours de nos vies. Le principe de justice nous oblige à être puni pour chacun des péchés commis, l’une des punitions étant de ne pas pouvoir retourner vivre en la présence de Dieu. Les écritures saintes nous enseignent que les êtres impurs ne peuvent pénétrer dans le royaume de Dieu. Puisqu’il est impossible pour tout être humain de s’abstenir de commettre des péchés, alors notre Dieu aimant nous a envoyé un Sauveur. Cela a permis au principe de justice d’être tempéré par la miséricorde.

Cela a été organisé bien avant la création du monde. Dieu a créé les esprits de tous ceux qui vivent et qui ont vécu, et nous avons tous vécu à ses côtés dans nos vies pré mortelles. C’est à ce moment là que nous avons développé nos personnalités, nos talents, et que nous avons étudié l’évangile. Puisque nous étions nous-mêmes, certains étaient bons alors que d’autres ne l’étaient pas. Après un moment, Dieu nous a expliqué que nous ne pouvions plus progresser en tant qu’esprits, et que nous aurions l’opportunité d’avoir nos propres foyers, où nous recevrions une famille, un corps et où nous aurions l’opportunité de faire des expériences et d’affronter des épreuves. Au cours de cette vie mortelle, il attendait de nous que nous recherchions, trouvions et respections les vérités spirituelles. En vivant selon les vérités découvertes, nous pourrions retourner vivre en Sa présence. Pourtant, en sachant que nous ne serions pas parfaits, la loi a été adoucie par la miséricorde. Il a offert d’envoyer un Sauveur. Jésus Christ a proposé de jouer ce rôle pour nous.

Jésus était le premier esprit créé par Dieu, ainsi Il est notre frère aîné à tous. Il a proposé de venir sur terre et de vivre une vie dénuée de péchés. Seul Lui pouvait accomplir cela, parce qu’Il ne viendrait pas en tant qu’enfant de deux parents mortels, mais en tant qu’enfant d’une mère mortelle et d’un Père divin. La combinaison de parents mortels et divins lui permettrait de vivre les mêmes expériences que les autres êtres humains, et de mourir, et cela lui permettrait aussi de vivre sans pécher et de choisir la mort, plutôt que de la subir comme c’est le cas pour tous les autres êtres humains. Personne ne pourrait prendre Sa vie. Il la donnerait en cadeau. Juste avant Sa mort, Il prendrait sur Lui tous les péchés du monde puis Il mourrait pour nous. Cela satisferait les exigences du principe de justice, et l’adoucirait grâce à la miséricorde de Dieu.

Après notre mort, ce sera Jésus qui nous jugera. Parce qu’Il a vécu sur terre et qu’Il a partagé les expériences mortelles, et parce qu’Il est celui qui a expié tous nos péchés, Il est le mieux placé pour réaliser cette tâche.

22. « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils » (Jean 5:22).

A son tour, Il demandera à ceux qui ont été les leaders de nos époques de nous juger – les douze apôtres jugeront ceux qui ont vécu à leur époque, par exemple, parce qu’ils comprennent les défis de l’époque à laquelle ils ont vécu. Mais le Sauveur aura le dernier mot et jouera le rôle de défenseur face à Dieu, plaidant notre cas afin que la miséricorde tempère la justice. Son sacrifice expiatoire nous donne droit à cela. Son jugement sera complètement juste. La Bible est claire sur notre responsabilité de respecter les commandements:

« Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7:21)

Ainsi, notre responsabilité est de rechercher la vérité, d’apprendre à vivre en la respectant, et de nous repentir lorsque nous fautons. Après avoir fait de notre mieux, le Sauveur comblera nos lacunes.

Lors de la Grande Prière d’Intercession, Jésus a démontré Son rôle pour nous:

 » J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. 

Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi.

Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi; » (Jean 17:6-9)

Quels sont les Récits de la Passion?

Lundi 6 avril 2009

Les récits de la passion étaient certains des premiers récits écrits et oraux abordant la souffrance et la mort de Jésus Christ. Le terme passion provient du mot latin qui signifie « souffrance » (patior/passus). On le trouve dans la version King Charles de la Bible, dans Actes, « Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1:3). Bien que les experts ne soient pas d’accord sur le début et la fin des récits de la passion dans le canon biblique, ils sont en général d’accord sur le fait que les détails sont riches et connus en ce qui concerne la période qui s’étend de l’épisode dans le jardin de Gethsémani jusqu’à son enterrement (voir Matthieu 26:36; 27-66; Marc 14:32; 15:47; Luc 22:39; 23:56). Dans le quatrième évangile, les détails dont Jean nous fait part dans 18:1 puis 19:42 sont souvent associés à la passion.

Qu’est ce que la Passion?

Lundi 6 avril 2009

« La passion de Jésus, bien plus que d’autres récits de l’évangile, appelle des commentaires théologiques. Alors que les novices peuvent facilement apprécier les différentes scènes du ministère de Jésus, au cours duquel il s’est révélé être un guérisseur et professeur compatissant, il est plus difficile d’analyser son horrible exécution. La crucifixion était incompréhensible pour les disciples de Jésus, qui ont du relire les écritures saintes afin de découvrir pourquoi le puissant prophète de Dieu, celui qui avait été élevé des morts, avait du subir une mort atroce. » (Le Siècle Chrétien, 9 mars 2004, 5).

Quels sont les premiers Récits de la Mort et de la Résurrection de Jésus Christ?

Lundi 6 avril 2009

resurrection

 

 

 

Si les livres du Nouveau Testament étaient imprimés dans l’ordre dans lesquels ils ont initialement été composés, les lettres de Paul apparaîtraient en premier. Ses premières lettres 1 et 2 Thessaloniciens, Galates, 1 et 2 Corinthiens, et Romains ont été écrites entre 49 et 57 après Jésus Christ (il est même possible que Galates ait été rédigée avant cela), avant que les évangiles de Matthieu, Luc et Jean soient écrits, mais presque en même temps que l’évangile de Marc. Ainsi, les premiers récits des dernières heures de Jésus Christ sur terre – le dernier repas le jeudi, la fatidique crucifixion le vendredi, et la glorieuse résurrection le premier dimanche de Pâques, sont tous comptés dans les lettres de Paul.

Les premières références explicites à ces évènements se situent dans les premières lettres de Paul aux Corinthiens, écrite en 57 après Jésus Christ. Paul nous dit « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne »(1Corinthiens 11:23-26). Ce n’était pas tout. Plus loin, dans cette même lettre, Paul a écrit à ses lecteurs « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures (1 Corinthiens 15:3-4).

Les trois aspects de la mission de Jésus Christ -qui est mort, qui a été enterré et qui est ressuscité des morts – sont répétés plusieurs fois dans les autres lettres de Paul. Ces autres références ne représentent que des allusions et des références implicites aux évènements richement détaillés dans les récits des évangiles. Pourtant, le récit de Paul nous offre la preuve écrite que l’histoire de la vie de Jésus s’est propagée dans le Bassin Méditerranéen tout entier avant que les évangiles ne soient écrits.

Les Juifs sont-ils Responsables de la Mort de Jésus?

Lundi 6 avril 2009

C'est fini.

 

 

 

Non. Jésus a été crucifié. La crucifixion était une punition romaine, et non pas juive. De plus, nous ne devons pas oublier que Jésus Christ était juif. Sa mère et ses disciples étaient tous juifs. Bien sur, ils n’étaient pas responsables de la mort de Jésus. Une grande partie des juifs qui vivaient au-delà de la Galilée et de Judée n’avaient jamais entendu parler ou rencontré Jésus Christ. Donc il est évident qu’ils ne pouvaient pas être responsables de son exécution, qu’ils n’ont pu empêcher parce qu’ils n’en avaient pas connaissance à l’époque. La plupart des juifs du premier siècle n’avaient pas entendu parler de Jésus et de son ministère, et ainsi, ils n’étaient pas impliqués dans sa mort, et ils n’étaient pas non plus responsables des actes perpétrés par certains (Judas – qui a livré Jésus aux autorités; les autorités qui l’ont livré aux hauts prêtres; Caiaphas qui l’a livré au gouverneur romain; et Pilate qui l’a livré à la brigade romaine). Bien sûr, les juifs qui ont vécu avant le premier siècle et ceux qui ont vécu après le premier siècle ne sont absolument pas impliqués dans les tragiques évènements survenus le vendredi fatidique, il y a si longtemps à Jérusalem.

En Galilée et en Judée, de nombreux juifs compatissaient avec son message. Ses ennemis craignaient les foules juives qui l’écoutaient et le suivaient (Marc 14:1-2). Nombreux sont les juifs qui l’ont rencontré et qui le percevaient comme un professeur juste, un guérisseur, ou encore comme un prophète (Matthieu 16:13-14). D’autres pensaient qu’il était le serviteur béni tant attendu  – Le Messie. Même au sein des dirigeants juifs de Jérusalem, certains pensaient qu’Il avait été envoyé par Dieu (voir Jean 19:39; Jean 3:1).  

Après sa mort, de nombreux juifs ont accepté le message de Jésus et sont devenus d’ardents disciples (voir Actes 2:41; 4:4). Plus tard, l’Eglise chrétienne juive a ouvert ses portes aux Gentils (voir Actes 10) qui s’y rendaient si nombreux qu’ils sont devenus une majorité à la fin du premier siècle.

C’est un peu plus tard que les Gentils – Chrétiens ont commencé à accuser les juifs, en tant que nation, oubliant que tous les héros et toutes les héroïnes des évangiles qu’ils admiraient (Simon, Anne, Marie Madeleine, Jean le Baptiste, Marthe et Lazare) étaient des membres de l’église juive qui croyaient que Jésus Christ était le Messie juif. De plus, ces peuples ont aussi oublié que Jésus lui-même, priait, « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34).

Le Nouveau Testament ne parle pas d’une responsabilité collective des Romains, des Gentils et des Juifs. Il nous raconte l’histoire d’un cruel gouverneur romain et de quelques dirigeants juifs qui l’ont aidé dans sa tâche qui consistait à se débarrasser de Jésus car il était trop prisé par les juifs de Galilée et de Judée lors du premier siècle.

Trouver le Messie, Aujourd’hui

Lundi 6 avril 2009

messie

 

Maintenant… que font les hommes et les femmes lorsqu’ils découvrent le véritable Messie? Trouver le Messie est l’une des découvertes les plus merveilleuses. Si nous devions discuter des éléments les plus importants qui caractérisent Jésus le Messie, que seraient-ils? Si nous devions rentrer chez nous, retrouver nos familles et dire « Nous avons trouvé le Messie! » que dirions-nous à son sujet? Quelle est la chose la plus importante que nous pourrions partager avec autrui au sujet de Jésus Christ? Parlerions-nous de sa taille, de son poids, de la couleur de ses cheveux, le style de vêtement qu’Il portait, le ton de sa voix? Tout ce qui concerne Jésus Christ est important, chaque détail, chaque concept est important et vaut la peine d’être connu, mais quelle serait la chose la plus importante à savoir au sujet de Jésus Christ? Je pourrais partager avec vous ce que ce serait pour moi, mais regardons d’abord ce que les écritures saintes nous disent au sujet du Christ.

Je pense que ces informations sont résumées dans Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Cela représente le concept central et demande une étude approfondie des textes sacrés pour comprendre ce qu’il signifie. Laissez moi partager avec vous ce que j’ai appris au sujet du Messie, dans les écritures saintes ainsi que dans les murmures de l’Esprit Saint. Le message le plus merveilleux au sujet de Jésus Christ est qu’Il a conquis la mort – dans sa forme spirituelle mais aussi physique. Il est réellement la lumière et la vie du monde (Doctrine et Alliances 10:70).

Dans les écritures suivantes, nous trouvons divers sujets de discussion concernant le rôle de rédempteur du Sauveur:

D’après Paul: « comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15:22).

D’après Jacob, prophète de l’ancienne Amérique:

« Car il est nécessaire que cela soit parmi eux, car il faut que le grand Créateur accepte de se soumettre à l’homme dans la chair et de mourir pour tous les hommes, afin que tous les hommes lui deviennent soumis.

Car comme la mort est passée sur tous les hommes, pour accomplir le plan miséricordieux du grand Créateur, il doit nécessairement y avoir un pouvoir de résurrection, et la résurrection doit nécessairement être donnée à l’homme en raison de la chute; et la chute s’est produite en raison de la transgression, et parce que l’homme est devenu déchu, il a été retranché de la présence du Seigneur.

C’est pourquoi, il doit nécessairement y avoir une expiation infinie: si ce n’était pas une expiation infinie, cette corruption ne pourrait pas revêtir l’incorruptibilité. C’est pourquoi, le premier jugement qui est tombé sur l’homme aurait nécessairement dû rester pour une durée sans fin. Et s’il en avait été ainsi, cette chair aurait dû se coucher pour pourrir et se désagréger, et retourner à la terre, sa mère, pour ne plus se relever.

Oh! la sagesse de Dieu, sa miséricorde et sa grâce! Car voici, si la chair ne se relevait plus, notre esprit serait soumis à cet ange qui tomba de la présence du Dieu éternel et devint le diable, pour ne plus se relever. Et notre esprit serait devenu semblable à lui, et nous serions devenus des démons, anges d’un démon, pour être exclus de la présence de notre Dieu et rester avec le père des mensonges dans la misère comme lui; » (2Nephi 9:5-9).

Comprenons-nous que Jésus Christ a payé de son sang afin que sa miséricorde se montre juste? Personne d’autre, aucun être humain, ne pourrait nous racheter; la rédemption n’est possible qu’au travers de Dieu; comme Amulek, un prophète de l’ancienne Amérique l’explique.

« Voici, je vous dis que je sais que le Christ viendra parmi les enfants des hommes pour prendre sur lui les transgressions de son peuple, et qu’il expiera les péchés du monde, car le Seigneur Dieu l’a dit.

Car il est nécessaire qu’une expiation soit accomplie; car, selon le grand plan du Dieu éternel, il faut qu’une expiation soit faite, sinon toute l’humanité va périr; oui, tous sont endurcis; oui, tous sont déchus et perdus, et, sans l’expiation qu’il est nécessaire de faire, ils périront.

Car il est nécessaire qu’il y ait un grand et dernier sacrifice; oui, pas un sacrifice d’homme, ni d’animal, ni d’aucune sorte d’oiseau, car ce ne sera pas un sacrifice humain; mais ce doit être un sacrifice infini et éternel.

Or, il n’y a aucun homme qui puisse sacrifier son sang pour que cela expie les péchés d’un autre. Or, si un homme commet un meurtre, voici, notre loi, qui est juste, ôtera-t-elle la vie à son frère? Je vous dis que non.

Mais la loi exige la vie de celui qui a commis le meurtre; c’est pourquoi il n’est rien moins qu’une expiation infinie qui suffise pour les péchés du monde.

C’est pourquoi, il est nécessaire qu’il y ait un grand et dernier sacrifice, et alors il y aura – ou il convient qu’il y ait – une fin à l’effusion du sang; alors la loi de Moïse sera accomplie; oui, elle sera entièrement accomplie, chaque iota et chaque trait de lettre, et rien n’aura passé.

Et voici, c’est là toute la signification de la loi, tout jusqu’au moindre détail annonçant ce grand et dernier sacrifice; et ce grand et dernier sacrifice, oui ce sacrifice infini et éternel, sera le Fils de Dieu. » (Alma 34:8-14).

Que cela signifie t-il pour nous? Cela signifie que notre association avec le Messie n’est pas optionnelle, elle n’est pas à prendre à la légère. Elle est cruciale.

Avant la chute d’Adam, l’humanité entière avait souffert deux morts – une aliénation spirituelle loin de Dieu, et une mort physique. Nous avons tous souffert la première -l’aliénation. Et chacun d’entre nous, sans exception, souffrira la mort physique. Ainsi, nous sommes dominés par la mort, par la faute d’Adam. Il est absolument essentiel de comprendre que Jésus, afin de devenir Messie, devait être divin, il devait être le Fils biologique de Dieu, et ainsi Il n’était pas dominé par la mort et les péchés, comme le reste de l’humanité. S’il n’avait pas été le Fils Unique de Dieu, il aurait pu ne pas être capable de payer les dettes liées à la chute d’Adam ainsi que tous nos péchés individuels. L’expiation infinie nécessitait la vie, la mort et le sacrifice d’un Dieu, et non pas d’un homme.

Le plan de salut est tout aussi réel. Adam a vécu sur terre. Sa chute a été, elle aussi réelle, et si nous en connaissions les détails nous pourrions la dater dans le temps. Aussi, si nous connaissions les détails, nous pourrions replacer sur une carte l’endroit où il a mangé la pomme interdite.

De la même façon, l’expiation de Jésus Christ a été si importante dans le temps et l’espace, que si nous en connaissions tous les faits, nous pourrions replacer sur un calendrier la date de Sa naissance, la date de l’épisode douloureux dans le jardin de Gethsémani, Sa mort et Sa résurrection. Ce sont des événements dans le temps et l’espace. Voici le Messie que j’ai découvert, et je crois réellement qu’il délivre le message le plus merveilleux au monde. Il s’agit du message de Jean 3:16, dans sa version longue.

Lorsque le matin se lèvera et que chacun d’entre nous se tiendra dans la perfection du corps et de l’esprit, ressuscité, purifié, et avec la vie éternelle en présence de Dieu, nous découvrirons alors la totalité de ce que nous ne connaissons que partiellement aujourd’hui lorsque nous nous exclamons « J’ai trouvé le Messie! ».

Robert J. Matthews, Spery Symposium Classics, The New Testament, Deseret Book Company & Brigham Young University, 2006, p. 133-36.

Pourquoi Dieu a t-il abandonné Jésus sur la Croix?

Lundi 6 avril 2009

Matthieu et Marc, les deux seuls évangiles qui racontent cet incident en détail, soulignent que Jésus Christ a été abandonné par Dieu, et nous ne savons pourquoi (voir Matthieu 26:46; Marc 15:34).

Plus tard, certains ont tenté d’explorer l’imprédictible. Ils ont suggéré divers arguments afin d’expliquer pourquoi Jésus Christ, qui était innocent, a fait l’expérience d’une séparation totale d’avec Notre Père à ce moment si douloureux.

Certains experts et théologiens suggèrent que Notre Père ne pouvait être témoin de la mort de son propre fils bien-aimé et ainsi, qu’il s’est retourné au moment de la souffrance finale de Jésus. D’autres ont émis l’hypothèse que Notre Père devait partir, une sorte d’autorisation divine, pour que Jésus Christ puisse accomplir l’expiation seul. Enfin, d’autres pensent que Jésus a été complètement abandonné par Dieu et par tous les pécheurs parce que Jésus Christ a souffert et est mort à notre place (voir Galate 3:13; 1Pierre 2:24).

La raison pour laquelle notre Père a abandonné Jésus Christ, alors qu’il était victime d’une mort atroce sur la croix, mérite plus de réflexion. Ce qui est clairement le cas, contrairement à ce que nous n’avons pas encore découvert, est que notre Père est parfait dans tous ses attributs – et s’il a décidé d’abandonner Jésus, cela était simplement dans le but d’accomplir son œuvre: le bien être éternel de son Fils et de tous ses enfants, c’est-à-dire chacun d’entre nous.

Le Comment et le Pourquoi

Lundi 6 avril 2009

Pour apprécier et ressentir de la gratitude face aux accomplissements de Jésus Christ à notre égard, nous devons nous souvenir de certaines vérités essentielles:

Jésus Christ est venu sur terre pour faire la volonté de Notre Père.

Il est venu avec la certitude qu’Il pourrait porter les péchés du monde.

Il savait qu’il serait crucifié sur la croix.

Le Christ est né pour devenir le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité.

Il a été capable d’accomplir Sa mission car Il est le Fils de Dieu et parce qu’Il possède le pouvoir de Dieu.

Le Christ souhaitait accomplir Sa mission parce qu’Il nous aimait.

Aucun être humain ne possède le pouvoir et la capacité de racheter les péchés de tous les autres êtres humains, de même aucun être humain ne gagerait sa vie afin d’offrir à tous les êtres humains la résurrection universelle.

Seul Jésus Christ était prêt à accomplir un tel acte d’amour.

Il est possible que nous ne comprenions jamais, en tant que mortel, comment le Christ a accompli ce qu’Il a accompli mais nous devons comprendre pourquoi Il a accompli ce qu’Il a accompli.

Tout ce que le Christ a fait a été motivé par son amour généreux et infini pour nous…

Cela était si caractéristique de son expérience mortelle, le Sauveur s’est soumis à la volonté de Notre Père, il a pris la coupe amère et a bu.

Il a souffert la peine de tous les hommes dans le jardin de Gethsémani afin qu’ils n’aient pas à souffrir s’ils se repentaient. 

Jésus Christ s’est soumis aux humiliations et aux insultes de ses ennemis sans se plaindre et sans répliquer.

Et finalement, il a enduré les coups de fouet et la honte intense sur la croix. C’est uniquement à ce moment là qu’il s’est volontairement abandonné à la mort. Selon ses termes:

« Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18).

Ezra Taft Benson, The How and the Why, The Gift of the Atonement, Deseret Book, 2004, p. 23-24.